jeudi 26 décembre 2024

Mon bilan cinéma 2024

Comme chaque année, je propose un article bilan de mon année cinéma. En 2024 j'ai vu 140 films au cinéma, de tous les genres, dans toute les langues, de tous les budgets, bref dans toute la diversité que le 7e art propose et qui fait toujours autant mon plaisir. 

Le classement que je propose ci-dessous est forcément subjectif. Il changera peut-être avec le temps... Mais c'est aussi cela la passion du cinéma, un plaisir intime et sujectif, le fait de se laisser emporter par un film, d'être rejoint de façon personnelle par l'histoire qui nous est racontée. Voici donc mon Top 10 d'aujourd'hui pour l'année 2024 :

1. La zone d’intérêt (de Jonathan Glazer)
Un choc. Un film qui produit un effet de sidération absolue, bien au-delà de la fin de la projection. L’expérience est difficile, perturbante… mais quel grand film ! Avec une reconstitution et un travail de mise en scène d’une minutie ahurissante, le film permet d’évoquer l’indicible horreur absolue de la shoah sans jamais la montrer. Ce n’est pas seulement le film qui m’a le plus marqué cette année, c’est tout simplement un des films qui m’ont le plus marqué tout court. 


2. Emilia Perez (de Jacques Audiard)
Un film hybride complètement fou, un spectacle total, virtuose et démesuré, dont la forme convient parfaitement à son histoire, elle-même hybride et folle. Une proposition de cinéma d’une force et d’une originalité assez hallucinantes.


3. Here (de Robert Zemeckis)
Un projet un peu fou, presque expérimental : filmer l’histoire de plusieurs générations avec une caméra fixe pendant plus de 100 minutes. Une expérience cinématographique inédite. Un film qui parvient à figer le temps, et parler du temps qui passe, avec ses souvenirs, ses espoirs et ses regrets… voire même laisser poindre un petit parfum d’éternité. 


4. Dune - Deuxième partie (de Denis Villeneuve)
Visuellement époustouflant, le second volet de Dune est sombre, violent, épique, dramatique… comme le roman de Frank Herbert. Dans la lignée du premier film, Denis Villeneuve parvient de manière assez incroyable à réaliser ce qui semblait irréalisable : créer sur grand écran l’univers fascinant de Dune, avec toute sa richesse et son ambiguïté. Un spectacle grandiose.


5. Flow (de Gints Zilbalodis)
Une fable écologique et humaniste… avec des animaux comme héros. C’est un bijou d'animation, sans aucune parole, qui propose une aventure épique et poétique, avec des petits airs d’arche de Noé. L’animation est d’une précision et d’une inventivité visuelle hallucinantes, avec une caméra toujours en mouvement. 


6. Les graines du figuier sauvage (de Mohammad Rasoulof)
Derrière le drame familial, de plus en plus suffocant, que raconte le film, il y a une évocation de la domination patriarcale sur les femmes en Iran. C’est évidemment un récit politique, haletant et intense, d’une grande force dramatique et esthétique.


7. L’histoire de Souleymane (de Boris Lojkine)
C'est bien à un thriller qu'on assiste, un thriller du quotidien, haletant et sans répit... La dernière partie du film est comme le point d’orgue du récit et offre quelques minutes absolument bouleversantes. Un moment de vérité et d’humanité blessée qu’on prend en plein cœur.


8. Furiosa (de George Miller)
Complémentaire à Fury Road, et tout aussi excitant, Furiosa c’est le film d’action élevé au rang de mythologie. Bien dans l’esprit de la saga, le film est une fable post-apocalyptique ultra-spectaculaire, aux accents quasi-bibliques. C’est sombre, brutal, sauvage, viscéral. C’est aussi d’une inventivité folle. 


9. Le mal n'existe pas (de Ryūsuke Hamaguchi)
Ce film étonnant, assez inclassable, commence comme une chronique sociale naturaliste et se termine en fable écologique cruelle. Avec son rythme lent, ses images sublimes de la nature, sa musique lancinante, le film est assez hypnotique. Et en même temps, le film déstabilise par son montage, ses transitions abruptes, sans compter le choc d’un dénouement qui nous laisse le souffle coupé.
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10. Memory (de Michel Franco)
Une bouleversante histoire d’amour entre deux êtres à la mémoire blessée. Un mélo poignant et sobre, incarné par deux merveilleux acteurs. Le scénario, intelligent, permet d’évoquer en profondeur les deux personnages, d’explorer l’évolution de leur relation, tout en laissant des zones d’ombre, voire quelques ambiguïtés, laissant des questions ouvertes et nous invitant finalement à faire confiance à l’amour…


Et parce que je ne peux pas m'arrêter à dix films, en voici encore quelques mentions spéciales pour d'autres très bons film de 2024 (par ordre chronologique de leur sortie) :

L'innocence
(de Hirokazu Kore-eda)
Un récit complexe, avec un scénario habile, pour un drame poignant.




Vermines (de Sébastien Vaniček)
Un film de genre ultra efficace. C’est hyper stressant, effrayant et tendu, joliment réalisé et interprété.



Daaaaaali ! Le deuxième acte
(de Quentin Dupieux) 
Deux films de Quentin Dupieux la même année ! Un faux biopic excentrique et surréaliste, et une satire hilarante du petit monde du cinéma.

Godzilla Minus One (de Takashi Yamazaki)
Une retour aux sources spectaculaire et pas bête du tout. 




Le dernier des Juifs (de Noé Debré)
Une comédie douce amère plutôt gonflée, et la découverte d'un jeune comédien très drôle.



Universal Theory (de Timm Kröger)
Un film aussi mystérieux qu’envoûtant, une expérience romantique et mélancolique, métaphysique et dramatique.

Vampire humaniste cherche suicidaire consentant (d'Ariane Louis-Seize)
Une comédie de genre originale, à l’ironie mordante et à la portée métaphorique.



The Bikeriders (de Jeff Nichols)
Chronique de la marginalité, un film de bande aux accents de film de gangsters, une sorte de western où les chevaux sont remplacés par des Harley Davidson.

Horizon - chapitre un (de Kevin Costner)
Une fresque impressionnante, portée par un vrai souffle épique et romanesque, un souci de reconstitution historique et un regard nuancé. 


Santosh (de Sandhya Suri)
Un polar implacable, un film engagé qui propose une plongée passionnante mais glaçante dans l’Inde d’aujourd'hui.


Juré n° 2 (de Clint Eastwood)
Probablement l'ultime film de Clint Eastwood, un exercice de style brillant, qui explore une fois de plus les zones grises…


The Substance (de Coralie Fargeat)
Une fable caustique et gore, qui assume jusqu’au bout le genre du body horror.



La plus précieuse des marchandises ( de Michel Hazanavicius)
Un film beau et fort, un conte qui n’en est finalement pas vraiment un, et la découverte du talent d'animation de son réalisateur. 

Joli Joli : un bonbon sucré au goût délicieusement suranné

Une comédie musicale à l’ancienne, un bonbon sucré au goût délicieusement suranné. C’est un exercice de style à la fois nostalgique et espiègle, une comédie romantique en chansons, qui assume pleinement son côté kitsch, et se déguste avec gourmandise.

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Nosferatu : un conte macabre, gothique et esthétisant

 
Un conte macabre, gothique et esthétisant. Un récit poisseux, horrifique voire gore, rempli de fluides et de putrescences.

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mercredi 18 décembre 2024

Oh, Canada : Un film introspectif troublant sur la mémoire et le remords

 

Un film introspectif troublant sur la mémoire, la culpabilité et le remords. Le film évoque les confessions d’un homme au seuil de la mort, bien décidé à libérer sa conscience devant celle qu’il aime.

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Noël à Miller's Point : Un film choral de Noël, foisonnant et tendre

 

Comme son titre l’indique, est un film de Noël ! Un récit empreint de mélancolie, avec un soupçon d’ironie (et même de burlesque) et de poésie, dans un gentil foutoir réjouissant, un film choral foisonnant et tendre.

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Le beau rôle : Une très jolie comédie romantique sans cynisme ni mièvrerie


Une très jolie comédie romantique qui refuse tout cynisme sans pour autant tomber dans la mièvrerie. C’est drôle, tendre et positif. le récit joue plutôt finement avec les codes du genre, avec quelques belles idées de mise en scène.

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mercredi 11 décembre 2024

Vingt dieux : Une chronique rurale vive et bienveillante

 Une chronique rurale, vive et bienveillante, enracinée dans le terroir jurassien mais pas pour autant enfermée dans un régionalisme exclusif. . L’histoire que le film nous raconte a quelque chose d’universel mais avec l’accent du Jura et le goût du Comté.

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Le Seigneur des Anneaux - La Guerre des Rohirrim : Un film d’animation épique dans l’univers de Tolkien/Jackson

 

Un film de la franchise du Seigneur des Anneaux version Peter Jackson, mais cette fois en version animée. On est en terrain connu, et ce n’est pas pour nous déplaire.

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Les femmes au balcon : Un manifeste féministe sous la forme d’une fable trash

Un manifeste féministe sous la forme d’une fable trash, qui pousse les curseurs au maximum. C’est flashy, cru, burlesque, parfois gore, avec une pointe de fantastique et pas mal d’humour noir.

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lundi 9 décembre 2024

Blitz : un conte réaliste sur l'horreur de la guerre

 

Blitz est un peu comme un conte réaliste : c’est une sorte de petit Poucet où l’ogre est remplacé par la guerre et ses avatars. C’est un récit initiatique et un survival en temps de guerre, filmé à hauteur d'enfant.

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jeudi 5 décembre 2024

Animale : Entre néo-western et conte fantastique féministe

 

En plaçant cette jeune femme seule dans un milieu d’hommes, on soupçonne dès le début du film une intention féministe. Et c’est bien le cas… mais on ne comprend pleinement la portée féministe du récit qu’à la fin de l’histoire.

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Conclave : Un thriller en huis-clos divertissant... mais pas plus

 

Une mise en scène très esthétique, d’excellents acteurs, un cadre original pour un thriller en huis-clos, avec ses enjeux de pouvoir et ses jeux d’influence… Le problème, c’est que le scénario se révèle quand même assez abracadabrantesque.

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Leurs enfants après eux : une fresque romanesque et nostalgique

 

Chronique d’une jeunesse désœuvrée, histoire d’amour contrariée, récit d’apprentissage et de passage à l’âge adulte, Leurs enfants après eux est une fresque romanesque et nostalgique (les musiques !), qui s’étend sur plusieurs années.

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