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lundi 9 avril 2018

Don't worry, he won't get far on foot : une histoire forte pour un film un peu terne

John Callahan se retrouve tétraplégique suite à un grave accident de voiture, alors qu'il était ivre avec son ami qui conduisait le véhicule. Pourtant, il n'a pas la moindre intention d'arrêter de boire. Jusqu'au jour où il accepte d'intégrer un groupe de parole des alcooliques anonymes. Il trouvera le chemin de la rédemption grâce à l'aide de Donnie, son parrain, Annu, sa compagne, et ses dessins satiriques à l'humour noir et insolent, qui le feront connaître.

Le film raconte une histoire évidemment forte (et vraie !) mais avec beaucoup (trop ?) de sobriété. Biopic assez classique, il se révèle même finalement un peu terne... Et puis on aurait vraiment voulu en savoir plus sur le John Callahan dessinateur !

Ceci dit, le film vaut surtout pour la performance une nouvelle fois bluffante de Joaquin Phoenix, impressionnant en tétraplégique, mais aussi pour la très belle interprétation, sensible, de Jonah Hill dans le rôle de Donnie.

lundi 19 mars 2018

Tout le monde debout : Franck Dubosc est un grand romantique...

Jocelyn est un dragueur et un menteur invétéré. Suite à un malentendu, il se retrouve à séduire une jeune femme en se faisant passer pour un paraplégique. Jusqu'au jour où la jeune femme lui présente sa soeur, Florence, elle-même en fauteuil roulant. Jocelyn persiste dans son mensonge et finit par s'en trouver prisonnier... alors qu'il devient vraiment amoureux de Florence.

Tout le monde debout est une jolie comédie qui démontre que Franck Dubosc (dont c'est la première réalisation) est un grand romantique... On rit beaucoup, les gags, les quiproquos, les situations cocasses s'enchaînent à un bon rythme. C'est drôle, gentiment gonflé sur un sujet qui peut être casse-gueule. Mais c'est tendre aussi, comme toute comédie romantique qui se respecte. On en vient presque à verser une petite larme. Même si la fin est sans surprise (et un brin forcée...), on passe vraiment un bon moment.

Franck Dubosc joue avec son personnage de séducteur, Alexandra Lamy est rayonnante et Elsa Zylberstein est très très drôle. Il n'y a rien de révolutionnaire dans la réalisation mais une très jolie scène quand même, dans la piscine, lors d'un dîner aux chandelles.

Et puis, surtout, le sujet du handicap est abordé sans ambages et avec humour. Et c'est salutaire !