Un film paisible et lumineux, alors même qu’il traite de questions douloureuses. Paradoxalement, c’est sa légèreté qui donne de la profondeur au film.
(critique complète ci-dessous ou ici)
Après une dispute, Marta et Antonio se séparent, après plusieurs années de vie de couple. Au-delà de la tristesse, Marta ressent autre chose… et elle découvre qu’elle souffre d’un cancer incurable.
Trois adieux, inspiré du livre autobiographique Tre ciotole de Michela Murgia, est un film paisible et lumineux, alors même qu’il traite de questions douloureuses. Cette lumière, teintée de nostalgie mais résolument positive, on la perçoit surtout dans la deuxième moitié du film. J’ai trouvé la première partie du film un peu plus hésitante, malgré quelques jolis moments.
C’est lorsque le personnage de Marta (incarnée avec beaucoup de sensibilité par Alba Rohrwacher) décide de profiter de la vie, de ses petits plaisirs, de tout envisager avec plus de simplicité et de légèreté, que le film prend son envol, et touche même parfois à une forme de grâce. On aurait voulu passer plus de temps avec Marta dans cette deuxième partie. Paradoxalement, c’est sa légèreté qui donne de la profondeur au film, alors que son personnage principal est confronté à sa mort prochaine.
Le film est émouvant, bien sûr, surtout à la fin, mais pas pour autant tire-larmes. On y rencontre aussi de jolis personnages. Et plusieurs pointes d’humour bienvenues (y compris une bonne blague pendant le générique de fin).

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