jeudi 3 septembre 2026

La frappe : Les traumatismes de l'inceste

Un film âpre et fort, assez dérangeant, qui tire sa force de son naturalisme et de son authenticité, sans céder au moindre voyeurisme.

(critique complète ci-dessous ou ici)

Enzo, 19 ans, et sa sœur Carla, 20 ans, sont livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Quand leur père sort de prison, Enzo y voit l’espoir de la reconstruction de leur famille, mais Carla ne l’entend pas de cette oreille. 

Dès le début du film, on voit qu'il y a quelque chose qui cloche dans la relation entre le frère et la sœur. Et on comprend très vite que c’est lié à leur père mais sans que ce soit dit explicitement. Il faut dire que tout le film est construit autour des silences, des non-dits, et de l’incapacité à mettre des mots, à dire la vérité. Tout cela à cause des traumatismes liés au passé, et de leurs profondes séquelles intimes et sociales. 

La frappe est un film âpre et fort. Assez dérangeant aussi. Un film qui tire sa force de son naturalisme et de son authenticité (le récit est en partie inspiré de la propre histoire du réalisateur), sans céder au moindre voyeurisme. 

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La frappe, un film de Julien Gaspar-Oliveri
avec Diego Murgia, Bastien Bouillon, Romane Fringeli

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