La famille de super-héros est de retour ! Après que les super-héros ont été déclarés illégaux, un richissime homme d'affaire philanthrope propose une campagne de communication pour redorer leur blason. Mais pour regagner le coeur de la population, c'est Elastigirl qui sera de service... alors que son mari Bob devra rester à la maison et s'occuper des enfants. Et entre les peines de coeur de Violette, l'énergie sans limite de Flèche et le petit Jack-Jack qui découvre à peine ses pouvoirs, Bob aura du mal à faire face !
Quatorze ans après le premier film, quelle joie de retrouver la famille Parr au grand complet ! Et l'attente est récompensée pour ce film qui est une brillante réussite. Beaucoup d'humour, de l'action débridée et inventive, une animation géniale, le film ne se contente pas d'être un divertissement familial de haut vol, c'est tout simplement un des meilleurs films de super-héros tout court !
Brad Bird, réalisateur et scénariste, nous enchante avec ce film qui va à 200 à l'heure. Les scènes d'action et de poursuite sont époustouflantes, la galerie de personnages autour des héros est réjouissante et l'humour vraiment très drôle. On rit beaucoup, en particulier avec le petit Jack-Jack qui découvre ses pouvoirs (sans les contrôler !). Ajoutez à cela la formidable bande originale, jazzy et vintage, signée Michael Giacchino (sans doute une de ses meilleures compositions !) et votre bonheur est total.
D'autant que le film est aussi un divertissement intelligent, qui aborde bien-sûr des thèmes liés à la famille (l'éducation des enfants, les rôles attribués au père et à la mère, la tension entre la vie familiale et la vie professionnelle...) mais aussi des questions liées aux médias (les dangers des écrans, la manipulation médiatique, etc.)
Bref, un régal pour petits et grands !
PS : Comme d'habitude pour les productions Pixar, le film est précédé par un court-métrage. Son titre : Bao. Poétique, drôle et touchant, c'est une vraie petite pépite qui vous fera voir à tout jamais différemment un ravioli chinois !
Mes critiques n'engagent que moi, elles sont forcément un peu subjectives... le cinéma, c'est d'abord de l'émotion !
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jeudi 5 juillet 2018
lundi 2 juillet 2018
Parvana : magnifique film d'animation, humaniste et poétique
Parvana a onze ans. Elle vit à Kaboul, en Afghanistan, sous le régime des Talibans. Elle aime écouter les histoires que lui raconte son père, anciennement professeur et désormais lecteur et écrivain public. Mais un jour il est arrêté. Parvana décide alors de se couper les cheveux et de se faire passer pour un garçon, afin de venir en aide à sa famille et pouvoir au moins sortir acheter de la nourriture, et pour trouver un moyen de sauver son père.
Parvana est un très beau film d'animation, aux lignes claires et à l'histoire bouleversante. Entre conte et dure réalité, c'est le portrait touchant d'une jeune fille au pays des Talibans. C'est un film humaniste, poétique, engagé : à la fois éloge à l'éducation et la culture face à l'obscurantisme, plaidoyer pour l'émancipation des femmes opprimées, et évocation de la force de l'imaginaire face à la violence et l'injustice. Le film peut être vu par toute la famille ; il a une vertu éducative évidente. Sa force est de parvenir à évoquer avec justesse la condition dramatique des femmes sous le régime obscurantiste des Talibans avec une animation lumineuse et simple, accessible aux petits et grands. L'histoire est dure mais le film arrive à en dégager un certain espoir, dans son beau dénouement, illustré par la citation de Rûmi (poète mystique persan) qui termine le film : "Elevez vos mots et non vos voix. C'est la pluie qui fait pousser les fleurs, pas le tonnerre."
Parvana est un très beau film d'animation, aux lignes claires et à l'histoire bouleversante. Entre conte et dure réalité, c'est le portrait touchant d'une jeune fille au pays des Talibans. C'est un film humaniste, poétique, engagé : à la fois éloge à l'éducation et la culture face à l'obscurantisme, plaidoyer pour l'émancipation des femmes opprimées, et évocation de la force de l'imaginaire face à la violence et l'injustice. Le film peut être vu par toute la famille ; il a une vertu éducative évidente. Sa force est de parvenir à évoquer avec justesse la condition dramatique des femmes sous le régime obscurantiste des Talibans avec une animation lumineuse et simple, accessible aux petits et grands. L'histoire est dure mais le film arrive à en dégager un certain espoir, dans son beau dénouement, illustré par la citation de Rûmi (poète mystique persan) qui termine le film : "Elevez vos mots et non vos voix. C'est la pluie qui fait pousser les fleurs, pas le tonnerre."
lundi 16 avril 2018
L'île aux chiens : fable politique et caustique, génial film d'animation
A cause d'une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki décrète une quarantaine pour tous les chiens. Ils sont envoyés sur une île poubelle au large de la ville. Mais le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l'île pour retrouver Spots, son fidèle compagnon. Victime d'une avarie, il s'écrase sur l'île et est recueilli par une bande de cinq chiens.
L'île aux chiens est une fable politique au ton caustique, un film d'animation constamment inventif. C'est du Wes Anderson pur jus : on retrouve sa réalisation minutieuse, presque maniaque, avec ses cadrages si particuliers, son rythme parfois endiablé, son humour si caractéristique. On ne s'ennuie pas une seconde avec Chief, le chien rebelle qui ne croit pas au concept de maître et refuse de se soumettre à qui que ce soit, ou la bande de chiens qui prennent toujours leurs décisions à la majorité, par un vote, ou Oracle, le chien qui voit l'avenir... en regardant la télévision.
La qualité de l'animation, en stop motion (des marionnettes animées image par image) est parfaite. L'évocation d'un Japon imaginaire dans un futur proche, et ce monde particulier de l'île poubelle, est aussi étonnante. Tout est incroyablement inventif. Et le tout est sublimé par une bande originale absolument géniale (avec beaucoup de percussions) signée Alexandre Desplat.
Derrière la fable pleine d'humour (et ses dialogues savoureux), le film parle de ségrégation, de maltraitance, de corruption, d'écologie... et se révèle donc particulièrement pertinent et moderne. L'idée géniale étant de faire parler les chiens en anglais (en vo... sinon en français) et les humains leur langue propre (ici le japonais) mais en général non traduit. On est du côté des chiens et on a du mal à comprendre les humains ! Et les voix du film sont confiées à des acteurs prestigieux (y compris dans la version française).
Un chef d'oeuvre d'animation à ne pas manquer !
L'île aux chiens est une fable politique au ton caustique, un film d'animation constamment inventif. C'est du Wes Anderson pur jus : on retrouve sa réalisation minutieuse, presque maniaque, avec ses cadrages si particuliers, son rythme parfois endiablé, son humour si caractéristique. On ne s'ennuie pas une seconde avec Chief, le chien rebelle qui ne croit pas au concept de maître et refuse de se soumettre à qui que ce soit, ou la bande de chiens qui prennent toujours leurs décisions à la majorité, par un vote, ou Oracle, le chien qui voit l'avenir... en regardant la télévision.
La qualité de l'animation, en stop motion (des marionnettes animées image par image) est parfaite. L'évocation d'un Japon imaginaire dans un futur proche, et ce monde particulier de l'île poubelle, est aussi étonnante. Tout est incroyablement inventif. Et le tout est sublimé par une bande originale absolument géniale (avec beaucoup de percussions) signée Alexandre Desplat.
Derrière la fable pleine d'humour (et ses dialogues savoureux), le film parle de ségrégation, de maltraitance, de corruption, d'écologie... et se révèle donc particulièrement pertinent et moderne. L'idée géniale étant de faire parler les chiens en anglais (en vo... sinon en français) et les humains leur langue propre (ici le japonais) mais en général non traduit. On est du côté des chiens et on a du mal à comprendre les humains ! Et les voix du film sont confiées à des acteurs prestigieux (y compris dans la version française).
Un chef d'oeuvre d'animation à ne pas manquer !
lundi 12 février 2018
Cro Man : un agréable divertissement préhistorico-footballistique
Dans une préhistoire un peu particulière, une tribu de l'âge de pierre devra sauver sa place dans sa vallée face à une tribu de l'âge du bronze... à travers un match de football.
Car Cro-Man nous révèle les origines préhistoriques, non loin de Manchester, du célèbres sport au ballon rond. Le film bénéficie du savoir faire de Nick Park et des studios Aardman (Wallace et Gromit, Chicken Run...). Et la technique d'animation est toujours aussi époustouflante. C'est le scénario qui, lui, manque d'originalité, de folie et de poésie. Malgré quelques gags qui fonctionnent, avouons qu'on est quand même assez loin du génie de Wallace et Gromit... Mais le film reste un agréable divertissement pour toute la famille.
Car Cro-Man nous révèle les origines préhistoriques, non loin de Manchester, du célèbres sport au ballon rond. Le film bénéficie du savoir faire de Nick Park et des studios Aardman (Wallace et Gromit, Chicken Run...). Et la technique d'animation est toujours aussi époustouflante. C'est le scénario qui, lui, manque d'originalité, de folie et de poésie. Malgré quelques gags qui fonctionnent, avouons qu'on est quand même assez loin du génie de Wallace et Gromit... Mais le film reste un agréable divertissement pour toute la famille.
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