Pierrot, Mimile et Antoine sont trois septuagénaires amis d'enfance. Ils se retrouvent à l'occasion des obsèques de Lucette, la femme d'Antoine. Mais la découverte d'une lettre fait péter les plombs à Antoine qui s'embarque illico dans un voyage jusqu'en Italie, avec son fusil, pour commettre un crime passionnel... 50 ans après les faits ! Pierrot et Mimile se lancent à sa poursuite, embarquant un peu malgré elle Sophie, la petite fille d'Antoine, enceinte jusqu'aux dents.
Adapté d'une BD (que je ne connais pas...), les vieux fourneaux est une sympathique comédie, assez capricieuse : on s'amuse face aux facéties de ces trois vieilles canailles, Antoine, l'ex-syndicaliste jamais content ; Pierrot militant anarchiste de toujours ; et Mimile, l'aventurier séducteur. Petit à petit, l'histoire revêt un ton plus nostalgique, avec les vieilles histoires (et leurs conséquences) qui refont surface.
L'atout principal du film est sans doute son trio d'acteurs : les savoureux Roland Giraud, Pierre Richard et Eddy Mitchell. Ils s'amusent visiblement beaucoup... et nous avec eux !
Mine de rien, cette sympathique comédie parle de vieillesse, d'amitié, de réconciliation... et nous fait passer un très agréable moment !
Mes critiques n'engagent que moi, elles sont forcément un peu subjectives... le cinéma, c'est d'abord de l'émotion !
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lundi 27 août 2018
lundi 30 juillet 2018
Roulez jeunesse : une comédie sensible sur les liens familiaux
Alex a 43 ans. Il est dépanneur automobile dans le garage dirigé par sa mère à la personnalité un peu envahissante. Un jour, il dépanne une jeune femme et finit par passer la nuit chez elle. Au réveil, la jeune femme a disparu et Alex se rend compte qu'il se retrouve avec trois enfants, dont un bébé, sur les bras !
Roulez jeunesse est une jolie comédie sensible, qui amuse et sait émouvoir (surtout dans sa dernière partie). Un film qui parle des liens familiaux, réels ou de substitution. Rien de très original, certes, mais c'est filmé avec sincérité et tact, pour une histoire touchante, avec un très bon Eric Judor, qui s'écarte petit à petit de son personnage de clown post-adolescent (au début du film) pour révéler des talents d'acteur plus sensible.
Roulez jeunesse est une jolie comédie sensible, qui amuse et sait émouvoir (surtout dans sa dernière partie). Un film qui parle des liens familiaux, réels ou de substitution. Rien de très original, certes, mais c'est filmé avec sincérité et tact, pour une histoire touchante, avec un très bon Eric Judor, qui s'écarte petit à petit de son personnage de clown post-adolescent (au début du film) pour révéler des talents d'acteur plus sensible.
mercredi 4 juillet 2018
Au poste : un petit chef d'oeuvre d'humour absurde et surréaliste.
Une nuit dans un poste de police. Au cours d'une garde-à-vue, un tête-à-tête entre un commissaire et le témoin d'un meurtre, devenu le suspect numéro un.
Dès la première image, la première scène, on sait qu'on regarde un film de Quentin Dupieux (je ne vous en dirai rien, pour vous laisser la surprise) ! Travail précis sur l'image et la lumière, humour absurde et surréaliste, mise en abîme, tout y est !
De retour en France, après ses précédents films réalisés aux USA, Quentin Dupieux signe avec Au poste un hommage déjanté aux films noirs français des années 70-80, un sorte de Garde à vue loufoque et surréaliste. C'est probablement un film le plus immédiatement accessible que ses dernières réalisations (dont le génial et vertigineux Réalité), plus léger mais pas moins drôle que ses précédents films. L'image (comme toujours chez Dupieux, très soignée) à dominante beige donne un cachet vintage. Mais on retrouve surtout le ton si particulier du réalisateur, à travers des dialogues très drôles, génialement absurdes, et un scénario surréaliste qui enchaîne les situations cocasses et les mises en abîme, se jouant de la réalité, jusqu'à un dénouement inattendu et une scène post-générique pour nous dire, finalement, que tout ça n'est que du cinéma... ou pas ! Enfin si quand même...
Le casting est parfait, avec Benoît Poelvoorde en flic obtus et déterminé à obtenir les aveux de son suspect, Grégoire Ludig en témoin devenu suspect, incrédule devant ce qui lui arrive (et affamé !), mais aussi l'excellent Marc Fraize en flic stupide et suspicieux ou la pétillante Anaïs Demoustier (c'est pour ça !).
Au poste, c'est probablement la comédie française de l'année !
Dès la première image, la première scène, on sait qu'on regarde un film de Quentin Dupieux (je ne vous en dirai rien, pour vous laisser la surprise) ! Travail précis sur l'image et la lumière, humour absurde et surréaliste, mise en abîme, tout y est !
De retour en France, après ses précédents films réalisés aux USA, Quentin Dupieux signe avec Au poste un hommage déjanté aux films noirs français des années 70-80, un sorte de Garde à vue loufoque et surréaliste. C'est probablement un film le plus immédiatement accessible que ses dernières réalisations (dont le génial et vertigineux Réalité), plus léger mais pas moins drôle que ses précédents films. L'image (comme toujours chez Dupieux, très soignée) à dominante beige donne un cachet vintage. Mais on retrouve surtout le ton si particulier du réalisateur, à travers des dialogues très drôles, génialement absurdes, et un scénario surréaliste qui enchaîne les situations cocasses et les mises en abîme, se jouant de la réalité, jusqu'à un dénouement inattendu et une scène post-générique pour nous dire, finalement, que tout ça n'est que du cinéma... ou pas ! Enfin si quand même...
Le casting est parfait, avec Benoît Poelvoorde en flic obtus et déterminé à obtenir les aveux de son suspect, Grégoire Ludig en témoin devenu suspect, incrédule devant ce qui lui arrive (et affamé !), mais aussi l'excellent Marc Fraize en flic stupide et suspicieux ou la pétillante Anaïs Demoustier (c'est pour ça !).
Au poste, c'est probablement la comédie française de l'année !
lundi 18 juin 2018
Manhattan Stories : un jour à New-York
Le film nous fait passer une journée à Manhattan, aux côtés de quelques personnages qui se croisent ou non : un collectionneur de vinyle et son coloc déprimé, un journaliste qui cherche à impressionner sa jeune stagiaire qui débute, un vieil horloger qui pourrait détenir, sans le savoir, une pièce à conviction dans une affaire de meurtre, deux copines étudiantes en quête d'idéal et d'amour...
Manhattan Stories est une comédie typique du cinéma indépendant américain qui, sans être originale, n'en est pas moins attachante. C'est un film choral, avec sa galerie de personnages bariolés, tous en quête d'amour et d'amitié, avec New-York comme cadre incontournable. Des histoires toutes simples, de la vie quotidienne, qui se croisent plus ou moins dans le film, le temps d'une journée. Le film pose un regard tendre sur ses protagonistes, il se dégage du film une simplicité, une légereté voire une certaine nonchalance et une vraie tendresse qui font du bien. Un super casting, avec beaucoup d'acteurs très peu connus, et une très belle bande originale genre Gospel.
Manhattan Stories est une comédie typique du cinéma indépendant américain qui, sans être originale, n'en est pas moins attachante. C'est un film choral, avec sa galerie de personnages bariolés, tous en quête d'amour et d'amitié, avec New-York comme cadre incontournable. Des histoires toutes simples, de la vie quotidienne, qui se croisent plus ou moins dans le film, le temps d'une journée. Le film pose un regard tendre sur ses protagonistes, il se dégage du film une simplicité, une légereté voire une certaine nonchalance et une vraie tendresse qui font du bien. Un super casting, avec beaucoup d'acteurs très peu connus, et une très belle bande originale genre Gospel.
lundi 30 avril 2018
Comme des garçons : une jolie comédie gentiment féministe
En 1969 à Reims, Paul Coutard, journaliste sportif au quotidien Le Champenois, mais aussi séducteur invétéré, décide d'organiser un match de football féminin pour la kermesse annuel du journal. Il doit alors, contre son gré, faire équipe avec Emmanuelle Bruno, secrétaire de direction dévouée à l'entreprise... mais aussi fille d'une vieille gloire du grand club de Reims. Il le fait d'abord pour défier son directeur et pour narguer le président du club de Reims, pour la première fois relégué en deuxième division. Mais il finira pas se prendre au jeu et, malgré les fortes résistances rencontrées, il va finalement créer la première équipe féminine de football de France.
Le film est inspiré de faits réels. Il y a bien-sûr un côté vintage assez sympathique (les fringues, les coupes de cheveux, les expressions...) mais aussi un rappel du discours sexiste d'une époque, finalement pas très éloignée, où les femmes étaient cantonnées aux tâches ménagères et à l'éducation des enfants, et où il y avait besoin d'une autorisation maritale pour qu'une femme puisse jouer dans une équipe de football ! A cet égard, le film est gentiment féministe, sans être militant, en évoquant des jeunes femmes qui avaient juste envie de jouer au foot...
Comme des garçons est une comédie familiale, un feel good movie comme on dit en français, avec un bon rythme et des personnages assez typés, où - passage obligé - l'histoire d'amour, cousue de fil blanc, entre Coutard et Emmanuelle, n'est pas vraiment l'aspect le plus intéressant du film... Mais au final, regarde vraiment avec plaisir ce joli film positif.
Le film est inspiré de faits réels. Il y a bien-sûr un côté vintage assez sympathique (les fringues, les coupes de cheveux, les expressions...) mais aussi un rappel du discours sexiste d'une époque, finalement pas très éloignée, où les femmes étaient cantonnées aux tâches ménagères et à l'éducation des enfants, et où il y avait besoin d'une autorisation maritale pour qu'une femme puisse jouer dans une équipe de football ! A cet égard, le film est gentiment féministe, sans être militant, en évoquant des jeunes femmes qui avaient juste envie de jouer au foot...
Comme des garçons est une comédie familiale, un feel good movie comme on dit en français, avec un bon rythme et des personnages assez typés, où - passage obligé - l'histoire d'amour, cousue de fil blanc, entre Coutard et Emmanuelle, n'est pas vraiment l'aspect le plus intéressant du film... Mais au final, regarde vraiment avec plaisir ce joli film positif.
lundi 23 avril 2018
Place publique : une comédie cynique et vacharde
Castro, star du petit écran sur le déclin, se rend à une pendaison de crémaillère très sélecte, dans la maison de campagne de sa productrice Nathalie. Il y retrouve Hélène, son ex compagne (qui est également la soeur de Nathalie) et d'autres connaissances ou célébrités...
Film choral autour du duo Jaoui-Bacri, Place publique est une comédie cynique et vacharde sur la célébrité, le monde des médias à l'heure des réseaux sociaux, la difficulté de vieillir... Ce n'est certainement pas le meilleur Jaoui-Bacri mais on retrouve quand même avec plaisir leurs dialogues incisifs (ce sont d'abord d'extraordinaires dialoguistes) et leur galerie de personnages très typés... mais très peu de tendresse (alors qu'il y en avait quand même dans leurs films, en général).
Parmi tous ces personnages cyniques et superficiels, seuls Vincent, le compagnon d'Hélène et Manu, le chauffeur de Castro, s'en sortent finalement pas trop mal... Mais ils sont moins des acteurs que des spectateurs distants de ce qui se passe. Comme s'il ne restait plus à la fin qu'un regard désabusé sur les humains. Même s'ils sortent un peu de leurs gonds à la toute fin du film... A cause de ces deux personnages, il reste donc quand même une toute petite lueur d'espoir !
Evidemment, la troupe de comédiens autour d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (fidèles à eux-mêmes) est impeccable, avec la toujours excellente Léa Drucker, et une mention spéciale à Sarah Suco, très drôle.
Film choral autour du duo Jaoui-Bacri, Place publique est une comédie cynique et vacharde sur la célébrité, le monde des médias à l'heure des réseaux sociaux, la difficulté de vieillir... Ce n'est certainement pas le meilleur Jaoui-Bacri mais on retrouve quand même avec plaisir leurs dialogues incisifs (ce sont d'abord d'extraordinaires dialoguistes) et leur galerie de personnages très typés... mais très peu de tendresse (alors qu'il y en avait quand même dans leurs films, en général).
Parmi tous ces personnages cyniques et superficiels, seuls Vincent, le compagnon d'Hélène et Manu, le chauffeur de Castro, s'en sortent finalement pas trop mal... Mais ils sont moins des acteurs que des spectateurs distants de ce qui se passe. Comme s'il ne restait plus à la fin qu'un regard désabusé sur les humains. Même s'ils sortent un peu de leurs gonds à la toute fin du film... A cause de ces deux personnages, il reste donc quand même une toute petite lueur d'espoir !
Evidemment, la troupe de comédiens autour d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (fidèles à eux-mêmes) est impeccable, avec la toujours excellente Léa Drucker, et une mention spéciale à Sarah Suco, très drôle.
lundi 19 mars 2018
La belle et la belle : une jolie fable doucement surréaliste
Margaux a une vingtaine d'années, elle est étudiante et un peu fantasque. Elle se cherche, multipliant les aventures sans lendemain. Un jour, elle fait la connaissance de Margaux, 45 ans, qui s'avère être elle-même mais avec une vingtaine d'années de plus !
La belle et la belle est une fable doucement surréaliste sur le temps qui passe, les regrets et les secondes chances. Si les deux Margaux sont d'abord déstabilisées par leur rencontre, elles finissent par devenir proches. Même si les choses se compliquent lorsqu'elles se retrouvent dans un triangle amoureux avec l'ex de Margaux (ou le futur ex de la jeune Margaux !)...
Il y a dans cette comédie un charme certain, et il s'en dégage une douce mélancolie. Le film, illuminé par le duo formé par Agathe Bonitzer et Sandrine Kiberlain, permet de réfléchir à la recherche du bonheur et à l'importance des choix dans la vie.
La belle et la belle est une fable doucement surréaliste sur le temps qui passe, les regrets et les secondes chances. Si les deux Margaux sont d'abord déstabilisées par leur rencontre, elles finissent par devenir proches. Même si les choses se compliquent lorsqu'elles se retrouvent dans un triangle amoureux avec l'ex de Margaux (ou le futur ex de la jeune Margaux !)...
Il y a dans cette comédie un charme certain, et il s'en dégage une douce mélancolie. Le film, illuminé par le duo formé par Agathe Bonitzer et Sandrine Kiberlain, permet de réfléchir à la recherche du bonheur et à l'importance des choix dans la vie.
Tout le monde debout : Franck Dubosc est un grand romantique...
Jocelyn est un dragueur et un menteur invétéré. Suite à un malentendu, il se retrouve à séduire une jeune femme en se faisant passer pour un paraplégique. Jusqu'au jour où la jeune femme lui présente sa soeur, Florence, elle-même en fauteuil roulant. Jocelyn persiste dans son mensonge et finit par s'en trouver prisonnier... alors qu'il devient vraiment amoureux de Florence.
Tout le monde debout est une jolie comédie qui démontre que Franck Dubosc (dont c'est la première réalisation) est un grand romantique... On rit beaucoup, les gags, les quiproquos, les situations cocasses s'enchaînent à un bon rythme. C'est drôle, gentiment gonflé sur un sujet qui peut être casse-gueule. Mais c'est tendre aussi, comme toute comédie romantique qui se respecte. On en vient presque à verser une petite larme. Même si la fin est sans surprise (et un brin forcée...), on passe vraiment un bon moment.
Franck Dubosc joue avec son personnage de séducteur, Alexandra Lamy est rayonnante et Elsa Zylberstein est très très drôle. Il n'y a rien de révolutionnaire dans la réalisation mais une très jolie scène quand même, dans la piscine, lors d'un dîner aux chandelles.
Et puis, surtout, le sujet du handicap est abordé sans ambages et avec humour. Et c'est salutaire !
Tout le monde debout est une jolie comédie qui démontre que Franck Dubosc (dont c'est la première réalisation) est un grand romantique... On rit beaucoup, les gags, les quiproquos, les situations cocasses s'enchaînent à un bon rythme. C'est drôle, gentiment gonflé sur un sujet qui peut être casse-gueule. Mais c'est tendre aussi, comme toute comédie romantique qui se respecte. On en vient presque à verser une petite larme. Même si la fin est sans surprise (et un brin forcée...), on passe vraiment un bon moment.
Franck Dubosc joue avec son personnage de séducteur, Alexandra Lamy est rayonnante et Elsa Zylberstein est très très drôle. Il n'y a rien de révolutionnaire dans la réalisation mais une très jolie scène quand même, dans la piscine, lors d'un dîner aux chandelles.
Et puis, surtout, le sujet du handicap est abordé sans ambages et avec humour. Et c'est salutaire !
jeudi 8 mars 2018
The Disaster Artist : une comédie surréaliste mais vraie !
Parce que Hollywood ne veut pas de lui, Tommy Wiseau décide de faire tout seul son film, dans lequel il s'attribue le rôle principal. Il achète tout le matériel nécessaire, engage une équipe complète et tourne The Room, qui est peut-être le plus grand nanar de tous les temps, aujourd'hui devenu un film culte. Le film raconte cette histoire vraie.
The Disaster Artist est, d'abord, une comédie hilarante, autour de ce personnage surréaliste, à l'accent étrange, au look discutable, dont on ne connaît ni l'origine, ni l'âge, ni la provenance de la fortune. La prestation de James Franco, qui l'incarne, est hallucinante : sa transformation est parfaite ! Il parvient même à rendre touchant ce personnage qui, sous certains aspects, n'est pas forcément sympathique. C'est le portrait d'un homme borderline qui, finalement, ne cherche qu'à être aimé...
Les scènes de tournage du film sont des moments de bonheur comique, avec un réalisateur mégalo et incompétent, qui est aussi un acteur nul (il en fait des tonnes et ne connaît pas son texte, qu'il a pourtant écrit lui-même !), le tout sous le regard médusé de tout le casting et l'équipe technique qui se demandent ce qu'ils font dans cette galère ! En réalité, James Franco reconstitue plusieurs scènes de The Room à l'identique. On s'en rend compte à la fin du film, lorsqu'on voit sur l'écran, en parallèle, ces scènes : d'un côté le film original et de l'autre les scènes reconstituées avec les acteurs du film de James Franco. C'est bluffant !
Mais le film est aussi une déclaration d'amour au cinéma, malgré le côté cruel de la machine à rêve de Hollywood, tout en gardant un regard bienveillant sur les losers. Le film peut même être vu comme une réflexion sur l'art, et le rôle du spectateur dans l'oeuvre d'art (la scène de la première du film).
Comédie surréaliste mais vraie, The Disaster Artist frôle le chef d'oeuvre ! Courez vite le voir !
PS : Un petit conseil d'ami : restez jusqu'à la fin du générique, ne ratez pas la scène bonus où le vrai Tommy Wiseau donne la réplique à James Franco !
The Disaster Artist est, d'abord, une comédie hilarante, autour de ce personnage surréaliste, à l'accent étrange, au look discutable, dont on ne connaît ni l'origine, ni l'âge, ni la provenance de la fortune. La prestation de James Franco, qui l'incarne, est hallucinante : sa transformation est parfaite ! Il parvient même à rendre touchant ce personnage qui, sous certains aspects, n'est pas forcément sympathique. C'est le portrait d'un homme borderline qui, finalement, ne cherche qu'à être aimé...
Les scènes de tournage du film sont des moments de bonheur comique, avec un réalisateur mégalo et incompétent, qui est aussi un acteur nul (il en fait des tonnes et ne connaît pas son texte, qu'il a pourtant écrit lui-même !), le tout sous le regard médusé de tout le casting et l'équipe technique qui se demandent ce qu'ils font dans cette galère ! En réalité, James Franco reconstitue plusieurs scènes de The Room à l'identique. On s'en rend compte à la fin du film, lorsqu'on voit sur l'écran, en parallèle, ces scènes : d'un côté le film original et de l'autre les scènes reconstituées avec les acteurs du film de James Franco. C'est bluffant !
Mais le film est aussi une déclaration d'amour au cinéma, malgré le côté cruel de la machine à rêve de Hollywood, tout en gardant un regard bienveillant sur les losers. Le film peut même être vu comme une réflexion sur l'art, et le rôle du spectateur dans l'oeuvre d'art (la scène de la première du film).
Comédie surréaliste mais vraie, The Disaster Artist frôle le chef d'oeuvre ! Courez vite le voir !
PS : Un petit conseil d'ami : restez jusqu'à la fin du générique, ne ratez pas la scène bonus où le vrai Tommy Wiseau donne la réplique à James Franco !
mardi 6 mars 2018
La ch'tite famille : à défaut d'être originale, une comédie tendre qui donne le sourire
Valentin D. et Constance Brandt sont le couple du moment, tous les deux des designers à la mode. Une grande rétrospective leur est consacrée au Palais de Tokyo. Mais Valentin ne se doute pas que sa mère, son frère et sa belle-soeur vont débarquer au beau milieu de son vernissage. D'autant qu'il s'est toujours présenté comme un orphelin... pour dissimuler ses origines ch'tis. Les choses se compliquent encore lorsque Valentin, suite à un accident et un traumatisme cranien, se réveille en ayant perdu la mémoire... et avec son accent ch'ti retrouvé !
Dany Boon est dans son fond de commerce. Rien de très original mais une comédie réussie, qui donne globalement à sourire plus qu'à rire. On n'est pas dans la farce... Mais ce n'est peut-être pas plus mal puisqu'il y a une vraie tendresse dans le film de Dany Boon, qui fait écho incontestablement à sa propre expérience. C'est une comédie sur la famille, sur les racines. Dany Boon s'entoure de plusieurs de ses complices habituels (Valérie Bonneton, Guy Lecluyse, Line Renaud, Laurence Arné), avec en plus les apparition clownesques de Pierre Richard. On passe vraiment un agréable moment.
Dany Boon est dans son fond de commerce. Rien de très original mais une comédie réussie, qui donne globalement à sourire plus qu'à rire. On n'est pas dans la farce... Mais ce n'est peut-être pas plus mal puisqu'il y a une vraie tendresse dans le film de Dany Boon, qui fait écho incontestablement à sa propre expérience. C'est une comédie sur la famille, sur les racines. Dany Boon s'entoure de plusieurs de ses complices habituels (Valérie Bonneton, Guy Lecluyse, Line Renaud, Laurence Arné), avec en plus les apparition clownesques de Pierre Richard. On passe vraiment un agréable moment.
lundi 5 février 2018
Gaspard va au mariage : un joli film sur la famille, au ton très original
Alors qu'il se rend au remariage de son père, Gaspard tombe par hasard sur une jeune femme un peu fantasque, Laura, qui accepte à sa demande de jouer le rôle de sa petite amie pour ne pas aller seul au mariage. Laura va alors découvrir la famille peu banale de Gaspard, vivant le zoo familial.
Gaspard va au mariage est un très joli film sur la famille, au ton vraiment original, doucement lunaire. On y croise une galerie de personnages attachants et décalés (voir un peu barrés) : un père cavaleur, une soeur persuadée d'être un ours, un frère un peu trop raisonnable... Une famille loin des stéréotypes. Quoique... On y retrouve finalement ce qu'on rencontre dans toute famille, les relations entre frères et sœurs, avec leur ambivalence et parfois leur ambiguïté, les attentes des parents pour leurs enfants, les blessures issues de l'histoire familiale... Le film parle finalement du passage à la vie adulte, de l'émancipation de sa famille (ou comme le dit Gaspard à la fin du film, le moment où on trouve quelqu'un qu'on va aimer plus que sa famille).
Gaspard va au mariage a des allures de film choral, avec tous des personnages qui se cherchent, se découvrent, apprennent à s'aimer, porté par une vraie troupe d'excellents comédiens. Vraiment un joli film, singulier.
Gaspard va au mariage est un très joli film sur la famille, au ton vraiment original, doucement lunaire. On y croise une galerie de personnages attachants et décalés (voir un peu barrés) : un père cavaleur, une soeur persuadée d'être un ours, un frère un peu trop raisonnable... Une famille loin des stéréotypes. Quoique... On y retrouve finalement ce qu'on rencontre dans toute famille, les relations entre frères et sœurs, avec leur ambivalence et parfois leur ambiguïté, les attentes des parents pour leurs enfants, les blessures issues de l'histoire familiale... Le film parle finalement du passage à la vie adulte, de l'émancipation de sa famille (ou comme le dit Gaspard à la fin du film, le moment où on trouve quelqu'un qu'on va aimer plus que sa famille).
Gaspard va au mariage a des allures de film choral, avec tous des personnages qui se cherchent, se découvrent, apprennent à s'aimer, porté par une vraie troupe d'excellents comédiens. Vraiment un joli film, singulier.
jeudi 1 février 2018
Les Tuches 3 : une farce inégale, certes, mais avec l'inénarrable Jeff Tuche
Jeff Tuche, devenu maire de Bouzolles, se réjouit de l'arrivée du TGV dans son village... sauf qu'il ne s'y arrête pas ! Comme il n'arrive pas à joindre l'Elysée pour se plaindre, il décide de se présenter à l'élection présidentielle, pour que chaque village ait son TGV, à commencer par Bouzolle. Et grâce à un incroyable concours de circonstances, il est élu président de la République et s'installe, avec toute sa famille, à l'Elysée.
Ce troisième opus de la saga de la famille Tuche est dans la même veine que les deux précédents : c'est une farce, forcément inégale, mais parfois vraiment drôle grâce à l'inénarrable Jeff Tuche (le débat présidentiel, la visite diplomatique chez Angela Merkel, la grève à l'Elysée...). Et le couple formé par Isabelle Nanty et Jean-Paul Rouve fonctionne toujours aussi bien. Les autres membres de la famille sont en retrait, mais comme ils sont quand même moins intéressants (voire sans grand intérêt comme Mamie Suze) on ne s'en plaint pas. Dommage aussi que, comme dans les deux premiers films, Olivier Barroux se sente obligé d'inclure à la fin une séquence pleine de bons sentiments...
Les Tuche 3 n'est évidemment pas un chef d'oeuvre... mais cette farce, parfois vraiment drôle, nous fait passer un bon moment de divertissement, avec deux grands de la comédie française : Jean-Paul Rouve et Isabelle Nanty.
Ce troisième opus de la saga de la famille Tuche est dans la même veine que les deux précédents : c'est une farce, forcément inégale, mais parfois vraiment drôle grâce à l'inénarrable Jeff Tuche (le débat présidentiel, la visite diplomatique chez Angela Merkel, la grève à l'Elysée...). Et le couple formé par Isabelle Nanty et Jean-Paul Rouve fonctionne toujours aussi bien. Les autres membres de la famille sont en retrait, mais comme ils sont quand même moins intéressants (voire sans grand intérêt comme Mamie Suze) on ne s'en plaint pas. Dommage aussi que, comme dans les deux premiers films, Olivier Barroux se sente obligé d'inclure à la fin une séquence pleine de bons sentiments...
Les Tuche 3 n'est évidemment pas un chef d'oeuvre... mais cette farce, parfois vraiment drôle, nous fait passer un bon moment de divertissement, avec deux grands de la comédie française : Jean-Paul Rouve et Isabelle Nanty.
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