Le film touche au cœur, il émeut profondément, jusqu’à la très belle scène finale, d’où il se dégage, en définitive, un véritable espoir. Dans la vie, il est toujours possible de commencer une nouvelle histoire.
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Otto a 14 ans et il subit le harcèlement de ses camarades au collège. À bout, il décide d’en finir. Après avoir envoyé à tous les élèves une lettre expliquant son geste, il disparaît. Tandis que tout le monde le croit mort, Léna, une élève de son collège, le reconnaît une nuit alors qu’il erre dans les rues de la ville.
Adieu monde cruel est un récit d’apprentissage au lyrisme discret et un conte sur l’adolescence, la fin de l’enfance. Il évoque avec pudeur les souffrances de la solitude et du harcèlement, mais aussi la force de l’amour.
Le film est mélancolique, presque désuet parfois, mais ça contribue à son charme. Il fait preuve surtout d’une sensibilité, d’une douceur et d’une grâce rares. Si l’influence de la Nouvelle Vague est pleinement assumée, elle ne réduit jamais le film à un simple exercice d’hommage. Pour son premier long métrage, Félix de Givry affirme au contraire une personnalité singulière : à coup sûr, un cinéaste à suivre.
Le film touche au cœur, il émeut profondément, jusqu’à la très belle scène finale, d’où il se dégage, en définitive, un véritable espoir. Dans la vie, il est toujours possible de commencer une nouvelle histoire.
Les deux jeunes acteurs au cœur du film sont excellents : Milo Machado-Graner, déjà remarqué dans Anatomie d’une chute, et Jane Beever, une jolie découverte. Il faut enfin souligner la bande originale d’Arnaud Toulon, qui n’est pas sans rappeler la musique de Georges Delerue : elle sous-tend merveilleusement l’émotion du film.

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