De facture plutôt classique, le film est une évocation instructive d’un destin tragique dans une période trouble, la guerre d’Algérie. Le film est moins le portrait d'une époque que celle d'un homme convaincu de la cause qu'il défend et d'un couple à l'épreuve de cet engagement
Inspiré d’une histoire vraie, et adapté du roman éponyme de Joseph Andras, De nos frères blessés évoque la figure d’un militant communiste et anticolonialiste, rallié au FLN, qui sera condamné à mort… pour une tentative de sabotage avortée. Il est le seul Européen à avoir été guillotiné pendant la guerre d’Algérie.
De facture plutôt classique, avec peut-être un usage un peu abusif du flashback, le film est une évocation instructive d’un destin tragique dans une période trouble, la guerre d’Algérie. J’avoue que je ne connaissais pas Fernand Iveton et l’histoire qui nous est racontée est troublante quant au rôle joué par les autorités françaises (torture, jugement expéditif…) Et le film pointe explicitement la responsabilité de François Mitterrand qui était alors Garde des Sceaux sous la présidence de René Coty.
Le film est pourtant moins le portrait d'une époque que celle d'un homme convaincu de la cause qu'il défend et d'un couple à l'épreuve de cet engagement. Le fil rouge du film est l’histoire d’amour de Fernand et Hélène. Et à cet égard la scène du parloir, à la fin du film, est poignante. Vincent Lacoste et Vicky Krieps sont très bons dans les rôles de Fernand et Hélène.
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