mercredi 31 janvier 2024

Le dernier des juifs : une comédie douce amère très drôle

 ★★★

Une comédie douce amère, souvent très drôle, et pleine d’autodérision, avec des dialogues et des personnages savoureux, pour parler de judéité et de vivre ensemble. (...) Le film est aussi tendre et mélancolique, même parfois grave, tout en parvenant à conserver toujours un petit sourire, quand il s’agit d’évoquer l’antisémitisme et les violences sous-jacentes.

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A Man : Enquête d'identité

★★★☆

Thriller introspectif et existentiel, A Man mélange le drame intime et l’enquête à tiroirs, pour une réflexion sur l’identité. (...) Le récit est lent, plutôt contemplatif, même si les rebondissements ne manquent pas. L’intrigue est poignante et les personnages assez complexes, explorés avec une pudeur toute japonaise.

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La zone d'intérêt : Un choc qui produit un effet de sidération absolue

 
❤❤❤❤

Un choc. Un film qui produit un effet de sidération absolue durable, bien au-delà de la fin de la projection. On ne peut pas dire qu’on passe un bon moment devant le film. Au contraire, l’expérience est difficile, perturbante… mais quel grand film ! Avec une reconstitution et un travail de mise en scène d’une minutie ahurissante, le film permet d’évoquer l’indicible horreur absolue de la shoah sans jamais la montrer.

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mercredi 24 janvier 2024

Iron Claw : Récit d’une emprise viriliste mortifère

★★★☆

Texas, catch, armes à feu, religion… on trouve dans le récit les marqueurs d’une certaine Amérique profonde. Ajoutez à cela les codes de virilité d’une masculinité toxique, et les mécanismes d’emprise d’un père de famille tyrannique, qui pousse à tout prix ses fils à réaliser le rêve qu’il n’a pas réussi à atteindre, et vous obtenez tous les ingrédients d’une chronique familiale tragique.

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May December : Complexe et inconfortable, d’une maîtrise formelle impressionnante

★★★☆

Le récit joue sur l’ambiguïté et le mystère, il se situe constamment dans la “zone grise”, où les frontières éthiques sont imprécises. Et cela donne un film complexe et inconfortable. (...) D’une maîtrise formelle impressionnante, et incarné par deux actrices exceptionnelles, le film nous donne à voir deux femmes qu’on a du mal à cerner.

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mercredi 17 janvier 2024

Pauvres créatures : une fable bizarre, radicale... et ambiguë

★★☆☆

Je ne peux pas dire que j’ai aimé le film… J’ai aimé certaines parties du film, notamment dans sa loufoquerie baroque, en particulier dans la première partie du film, ou évidemment la performance ahurissante d’Emma Stone. Mais la longue, trop longue, partie centrale du film a créé en moi un malaise, avec un propos que j’ai trouvé vraiment ambigu.

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Godzilla Minus One : Retour aux sources spectaculaire et pas bête du tout

★★★★

Visuellement, le kaiju mythique est très réussi, impressionnant et iconique. Les effets spéciaux sont efficaces. L’attaque de Tokyo est cataclysmique, l’affrontement final incroyablement épique. Et on pardonne bien volontiers les quelques facilités du scénario, qui ne gâchent pas du tout le plaisir. C’est vraiment du très grand spectacle !

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Les chambres rouges : un thriller perturbant autour d’un personnage ambigu

★★★☆ 

Un thriller perturbant autour d’un personnage central ambigu. (...) Le récit n’est pas centré sur les crimes du tueur en série mais sur l’obsession et la fascination de deux jeunes femmes pour le tueur. C’est un récit qui fait froid dans le dos, et qui dit beaucoup de notre société hyper-connectée et voyeuriste, mais aussi sur la fascination que le mal peut exercer.

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jeudi 11 janvier 2024

Bonnard, Pierre et Marthe : Tant pis pour les Nabis...

★☆☆☆

Le film est moins un biopic que le portrait d’un couple. (...) Le choix du réalisateur est de centrer le récit sur l’histoire d’amour de Pierre et Marthe, qui ne m’a pas paru forcément très intéressante, avec parfois quelques scènes un peu fantasques (souvent avec Pierre et Marthe à poil), d’autres assez démonstratives ou excessives…

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Moi Capitaine : un sujet fort, un traitement qui manque d'âpreté

★★☆☆

Le film a le mérite de décrire les conditions dramatiques dans lesquelles tant d'hommes et de femmes traversent la moitié de l’Afrique et la Mer Méditerranée pour atteindre ce qu’ils pensent être une terre promise. (...) Mais le film n’a pas l'âpreté, la rudesse de son sujet. Les qualités esthétiques du film sont indéniables, les images sont belles, peut-être trop belles…

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