mercredi 15 novembre 2023

Hunger Games - La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur : une origine story inaboutie

★★☆

On retrouve avec plaisir l’univers dystopique de Panem qui fonctionne toujours bien à l’écran, tant par son monde cynique et violent que par son esthétique spectaculaire et rétro. (...) Ce qui déçoit, et c’est dommage parce que c’est quand même l’objet premier du film, c’est le “passage du côté obscur” du futur président Snow qui n’est pas très convaincant.

(critique ci-dessous ou ici)

Little Girl Blue : une autofiction vertigineuse, avec une Marion Cotillard sidérante

★★★★

Une étonnante proposition de cinéma, expérimentale et hybride, une autofiction vertigineuse, sur le fond comme sur la forme, avec une Marion Cotillard sidérante. Le film propose une mise en abyme qui donne un peu le tournis puisque c’est une femme qui raconte sa mère, qui elle-même raconte sa mère. (...) Un dispositif expérimental qui n’empêche pas l’émotion, parfois intense.

(critique complète ci-dessous ou ici)

dimanche 12 novembre 2023

The Killer : une série B classieuse et implacable

★★★☆

Une série B classieuse, filmée avec la science de la mise en scène qu’on connaît à David Fincher, et un Michael Fassbender sombre, hermétique et froid comme la mort. Non sans humour noir et cynisme, le film interroge notre volonté de tout maîtriser, et porte un regard clinique sur notre société froide, aseptisée, impersonnelle, celle de McDonalds et d’Amazon…

(critique complète ci-dessous ou ici)

mercredi 8 novembre 2023

Simple comme Sylvain : une comédie romantique douce-amère, ou plutôt douce-acide

★★★★

Une comédie romantique douce-amère, ou plutôt douce-acide, qui retrouve le ton caustique, et assez cru, propre à sa réalisatrice, Monia Chokri. Simple comme Sylvain parle du couple, de l'amour et de la crise de la quarantaine. Et une fois de plus, c'est très drôle et formidablement dialogué, très bien rythmé. Mais c’est aussi cruel et parfois déchirant.

(critique complète ci-dessous ou ici)

La passion de Dodin Bouffant : une romance gastronomique élégante, gourmande et sensuelle

 ❤❤❤❤

Une bouleversante histoire d'amour, une étonnante romance gastronomique filmée avec élégance, gourmandise et sensualité. (...) La gastronomie est un des personnages à part entière de l’histoire… et pour les différents personnages, le moyen privilégié de communiquer, de dire l'amour, l'amitié, la passion. (...) Et quelle dernière scène absolument merveilleuse !

(critique complète ci-dessous ou ici)

L'Abbé Pierre : malgré ses défauts et ses limites, un hommage fort en émotion

 ★★★☆

Un film fort en émotion, pour un portrait vibrant en hommage à un homme qui a lutté de toutes ses forces, et jusqu'à son dernier souffle, contre la misère et le mal logement, un homme qui ne pouvait se satisfaire de l'injustice et de l'indifférence. (...) Je suis moins convaincu par les effets trop appuyés qui jalonnent une mise en scène qui aurait mérité plus de sobriété.

(critique complète ci-dessous ou ici)

mercredi 1 novembre 2023

L'enlèvement : tragédie intime et fresque politico-religieuse magistrale

 ★★★★

En même temps qu’une tragédie intime terrible, l’enlèvement est une grande fresque politico-religieuse, magistrale. (...) Bien sûr qu’avec une telle histoire, il y a des moments déchirants, comme la scène de l'enlèvement d'Edgardo à ses parents par la police, ou la visite de sa mère à Rome. Mais l'émotion qui prédomine dans le film, c'est la colère.

(critique complète ci-dessous ou ici)

Le garçon et le héron : un voyage onirique hors du temps

★★★☆

Un récit de guerre marqué par un traumatisme, qui va rapidement basculer dans une dimension fantastique. Le film devient alors un voyage onirique hors du temps, un récit initiatique et mystérieux, qui m'a un peu décontenancé par sa profusion, mais qui se montre toujours surprenant et inventif. Et puis il y a le travail fascinant et toujours d’une grande beauté esthétique de Miyazaki.

(critique complète ci-dessous ou ici)

Le théorème de Marguerite : vivre d'amour et de mathématiques

 ★★★☆

Un joli portrait d'une jeune femme surdouée des mathématiques mais un peu asociale, tellement elle est absorbée de manière obsessionnelle par sa passion des chiffres. Je trouve que le film met un petit peu de temps à démarrer, la mise en place est un poil laborieuse. Mais quand on arrive dans le vif du sujet, le film décolle vraiment... et devient même assez grisant.

Critique complète ci-dessous ou ici

mercredi 25 octobre 2023

Sissi et moi : portrait iconoclaste mais impression mitigée

★★☆☆

 Une relecture plutôt iconoclaste des dernières années de Sissi, un portrait intime de l’impératrice, du point de vue de sa dernière dame d'honneur. (...) Si le film surprend et séduit plutôt dans sa première partie, par son insolence, ses anachronismes assumés (notamment la musique), il se révèle quand même un peu long, moins réussi dans sa deuxième partie."
(critique complète ci-dessous ou ici)