Un magnifique film d'animation poétique, onirique et subtil. L’histoire est profondément émouvante, et le mystère annoncé est révélé de manière élégante. Elle a tout pour enchanter petits et grands.
(Critique complète ci-dessous ou ici)
Lucy vit avec son frère et ses parents dans un village sur une petite île isolée. Son apparence (elle a les cheveux tout blancs) et les visions qu’elle semble avoir depuis un accident dont elle ne se souvient pas, suscitent la méfiance et le rejet des habitants. Lorsqu’elle rencontre Milly, une petite fille qu’elle seule peut voir, elle va peut-être grâce à elle percer son mystère…
Le mystère Lucy Lost est l’adaptation d’un roman de jeunesse écrit par Michael Morpurgo, sous la forme d’un magnifique film d'animation poétique, onirique et subtil. L’histoire est profondément émouvante, et le mystère annoncé est révélé de manière élégante.
C’est un film sur les souvenirs et la mémoire, sur les traumatismes et la résilience. L’idée centrale du récit, que je ne veux nullement spoiler, est géniale et permet d’explorer de manière intime et inventive la mémoire perdue de son héroïne. Par exemple, le moment de bascule où Lucy retrouve sa mémoire perdue prend la forme d’un dessin au crayon, en noir et blanc. L’effet est saisissant.
A cette dimension intime s’ajoute une dimension sociale. Il s’agit aussi d’une histoire sur la tolérance, l’accueil de l’autre différent, au-delà des peurs et des a priori, exacerbés en temps de guerre, comme c’est le cas de cette histoire qui se déroule pendant la Première Guerre mondiale.
Au niveau de l’animation, l’esthétique rappelle celle des studios Ghibli. C’est classique, on est en terrain connu, mais c’est très réussi, y compris dans la façon de transcrire le mouvement, la vie. Il ne manque que l’odeur des embruns ou de la terre.
Mentionnons enfin la très belle bande originale composée par Anne-Sophie Versnaeyen, lyrique et aérienne.
Le mystère Lucy Lost a tout pour enchanter et émouvoir petits et grands. Un film à voir en famille… ou tout seul, surtout si on est resté de grands enfants.

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