mercredi 21 octobre 2026

La Gradiva : Une jeunesse au pied d’un volcan

 

Au-delà des différents personnages, il s’agit du portrait d’une génération. Ce qui impressionne, c'est la maîtrise de la mise en scène naturaliste et la direction d’acteurs, d’une justesse évidente.

(Critique complète ci-dessous ou ici)

Un groupe de lycéens français part en voyage scolaire à Naples. Sous la direction de leur professeure de latin, ils vont découvrir les ruines de Pompéi, des chefs-d’œuvre de l’Antiquité et les corps pétrifiés par l’éruption du Vésuve. 

La Gradiva filme avec acuité et bienveillance les paradoxes de l’adolescence : l’énergie et la désinvolture, les troubles et les émotions contrastées, les espoirs et les désespoirs, le mal-être et la quête d’identité.

Au-delà des différents personnages, il s’agit du portrait d’une génération. Le fait que l’histoire se déroule à Naples n'est pas anodin. C'est une jeunesse aux abords d’un volcan endormi qui peut à tout moment se réveiller, dans une ville reconstruite sur des ruines… véritables métaphores inquiètes du monde dont la jeunesse d’aujourd’hui hérite. 

Ce qui impressionne, c'est la maîtrise de la mise en scène naturaliste et la direction d’acteurs : les scènes de groupe sont particulièrement réussies, avec des dialogues en partie improvisés, d’une vie et d’une justesse évidentes. Le tout est porté par une bande de jeunes acteurs non-professionnels épatants. Même si j’ai trouvé le film un petit peu long, et le changement de ton dans la dernière partie trop abrupt, La Gradiva est un premier film à la force brute et tendre à la fois. Marine Atlan est une réalisatrice à suivre.

-------
La Gradiva, un film de Marine Atlan
avec Colas Quignard, Suzanne Gerin, Antonia Buresi

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire