(Critique complète ci-dessous ou ici)
Dans la campagne du Nord-Est de la France, des sangliers ravagent les cultures et provoquent une guerre ouverte entre chasseurs et agriculteurs. Brun, un céréalier en faillite, craque et commet l’irréparable, avant de disparaître. Un an plus tard, Fulda, un gendarme corse, est muté dans la région pour raison disciplinaire. Il mène l’enquête… avec ses méthodes, alors que Stéphane arrive dans la caserne, nommée psychologue de la gendarmerie.
L’espèce explosive est une comédie policière rurale qui cultive l’étrangeté et le burlesque. Le film est porté par un duo improbable constitué d’un gendarme en burn-out et d’une psychologue en crise existentielle : Alexis Manenti, halluciné, et Ella Rumpf forment un couple des plus réjouissants.
Foutraque, le film part un peu dans tous les sens et certaines scènes souffrent de quelques maladresses. Mais l’ensemble est tellement singulier et surprenant qu'on est embarqué par le récit, sa galerie de personnages hauts en couleur, son humour noir, sa folie douce.
Si l’intrigue évoque les tensions rurales entre agriculteurs et chasseurs, c'est plus largement aux tensions qui traversent toute notre société que le film peut faire écho. Il s’attarde aussi sur la santé mentale, notamment au travail, et déconstruit avec malice certains a priori de la masculinité.
Pour son premier film, Sarah Arnold fait preuve d’une étonnante personnalité. A suivre !

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