Le pitch pourrait faire penser à un énième film indépendant, une chronique sociale vue cent fois. Et pourtant, la surprise est au rendez-vous, avec un ton original, des accents parfois surréalistes, une poésie toute particulière…
(Critique complète ci-dessous ou ici)
Dans le New Jersey, Pyteh est un adolescent de 16 ans. Il pratique la lutte et se montre plutôt doué. Il vit avec son père Azik et sa tante Zalya, qui tiennent un petit restaurant tcherkesse (leur peuple d’origine dans le Caucase). Azik, dit-on, fait les meilleurs « delens » du monde, ces pancakes traditionnels de son pays.
Le pitch pourrait faire penser à un énième film indépendant, une chronique sociale vue cent fois. Et pourtant, la surprise est au rendez-vous, avec un ton original, des accents parfois surréalistes, une poésie toute particulière… le tout dans un récit dont les principaux ressorts dramatiques, inattendus, sont Monica Bellucci, un pélican et de la confiture de papillons !
Dans cette communauté tcherkesse exilée aux Etats-Unis (même si le film a été tourné dans le nord de la France !), les traditions demeurent, avec leurs carcans culturels marqués par un masculinisme délétère, impitoyable pour les faibles, ce mot valant injure suprême. C’est dans ce contexte que le jeune Pyteh va devoir trouver sa voie.
Le film n’est certes pas parfait et connaît quelques maladresses et baisses de tension, mais il s’en dégage un charme certain. Pour peu qu’on soit prêt à accepter sa fantaisie, il sera étonnant, drôle, touchant. Mais c’est aussi un récit dur, et même éprouvant avec une scène terrible, difficilement supportable. Malgré tout, le film s’achève sur une note d’espoir, avec une ultime pirouette facétieuse.

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