Le réalisateur essaye, sans convaincre, de tirer son adaptation vers le film d’action, avec des scènes de poursuite et de combats assez artificielles. L’ensemble manque cruellement de souffle et de profondeur.
(Critique complète ci-dessous ou ici)
Libéré après 19 ans de bagne, pour le simple vol d’un pain, Jean Valjean change de vie et fait le bien autour de lui. Il devient, sous une fausse identité, un notable respecté de tous. Mais son passé le rattrape quand l’inspecteur Javert, intraitable policier, découvre son identité et le traque sans relâche.
Que peut-on encore apporter de neuf après une cinquantaine d’adaptations à l’écran des Misérables ? Pas grand-chose si on en croit la version qu’en propose Fred Cavayé… Il essaye, sans convaincre, de tirer son adaptation vers le film d’action, avec des scènes de poursuite et de combats assez artificielles. L’ensemble manque cruellement de souffle et de profondeur.
Il y a quand même un bon point, c’est la qualité de la reconstitution historique, avec ses décors et ses costumes. C’est une jolie réussite qui permet une bonne immersion dans l’époque. La mise en scène, quant à elle, est très classique, parfois démonstrative (les réminiscences du passé des personnages), et ne fait guère décoller le récit.
Ce qui impressionne, au moins sur le papier, c’est le casting à l’affiche. Une bonne partie du gratin du cinéma français est au menu. En réalité, il me semble qu’on ne retient vraiment que le Javert de Tahar Rahim, et sans doute aussi le couple Thénardier de Camille Cottin et Benjamin Lavernhe. Vincent Lindon, en manque de nuances dans son jeu, compose un Jean Valjean monolithique qui ne m’a pas convaincu.
Cette nouvelle adaptation du roman de Victor Hugo est une déception pour moi… et une nouvelle preuve de la difficulté d’adapter à l’écran les chefs-d'œuvre de la littérature.

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