lundi 26 octobre 2026

Clayface : Un vent de fraîcheur, et d’horreur, sur le DCU


Un film de super-héros, ou plutôt de super-vilain, qui assume pleinement une dimension horrifique, plus précisément de body horror. C’est ce qui fait son originalité et renouvelle agréablement le genre. 

(Critique complète ci-dessous ou ici)

Matt Hagen est l’acteur qui monte à Hollywood. Lui, le gamin des rues de Gotham devient une star hollywoodienne. Mais tout s’effondre lorsqu’il est défiguré par un baron du crime. Désespéré, n’ayant plus rien à perdre, Matt se tourne vers une scientifique dont le traitement expérimental peut lui rendre miraculeusement son apparence. Mais il ne se doute pas des effets secondaires qu’aura le traitement. 

Clayface est un célèbre antagoniste de Batman dans les comics mais il a jusqu’ici été très peu représenté à l’écran. Le voilà qui entre en scène, avec un film centré sur lui, une origin story. Dans sa version 2026, Clayface tire ses pouvoirs d’une nanotechnologie sous IA. C’est bien dans l’ère du temps, même si on se fiche pas mal de la crédibilité scientifique dans ce type de film ! 

En tout cas, il s’agit d’un film de super-héros, ou plutôt de super-vilain, qui assume pleinement une dimension horrifique, plus précisément de body horror. C’est ce qui fait son originalité et renouvelle agréablement le genre. On a droit à plusieurs scènes peu ragoûtantes, qui font leur petit effet : on se retient, ou pas, de détourner les yeux.

Le film n’est pas exempt de défauts : il y a quelques raccourcis et invraisemblances de scénario, comme le basculement de Matt Hagen et son apprentissage dans la maîtrise de ses pouvoirs qui vont un peu trop vite. La réalisation n’est pas flamboyante et reste très classique. Mais le film sait rester modeste, sans surenchère, et ça va plutôt bien à un récit qui se veut avant tout intimiste. 

Dans le rôle de Matt Hagen / Clayface, Tom Rhys Harries est convaincant dans la façon de passer du jeune acteur brisé en pleine ascension au monstre implacable, dévoré par la vengeance. A la fin, Clayface n’est pas un anti-héros dont on pourrait avoir compassion, il est bel et bien un super-vilain, qui fait désormais partie du DC Universe de James Gunn. Attendons de voir comment il s’opposera à Batman, qu’on n’a pas encore vu jusqu’ici. 

Clayface est une bonne surprise. Un film qui, malgré ses défauts, fait souffler un vent de fraîcheur, et d’horreur, sur l’univers des super-héros.

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Clayface, un film de James Watkins
avec Tom Rhys Harries, Naomi Ackie, Max Minghella

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