mardi 27 octobre 2026

Hope : Monstrueusement jubilatoire

 

Il y a quelque chose de jubilatoire dans ce film excessif qui va jusqu’à la caricature, assume l’absurde et parfois même le mauvais goût, mais avec une virtuosité ébouriffante dans la réalisation qui le rend extrêmement spectaculaire.

(Critique complète ci-dessous ou ici)

Hope est une petite ville en Corée du Sud, non loin de la frontière avec la Corée du Nord. Isolés, alors que les secours sont mobilisés ailleurs et sans communication, les habitants de Hope doivent faire face seuls à une menace étrange qui sème la terreur dans le village. 

Si on regarde le film au premier degré, on pourrait penser qu’il s’agit d’un nanar SF bourrin et décérébré. Ce serait passer à côté d’un film jouissif, d’une farce presque cartoonesque, à prendre au deuxième ou troisième degré, d’un film d’action pur et dur avec pour seul véritable scénario le fait de descendre des monstres avec des armes de plus en plus puissantes. 

Il y a quelque chose de jubilatoire dans ce film excessif qui va jusqu’à la caricature, assume l’absurde et parfois même le mauvais goût, mais avec une virtuosité ébouriffante dans la réalisation qui le rend extrêmement spectaculaire : un rythme effréné, des effets spéciaux efficaces, un travail malin sur le hors-champ, notamment dans la course poursuite initiale… 

Hope est d’abord un film de monstre : pendant une heure, montre en main, le récit commence par une course poursuite complètement folle, sans temps mort ! Puis ça devient un film d’invasion extraterrestre, avec des créatures façon Alien ou Predator (incarnées par Michael Fassbender et Alicia Vikander, dont on reconnaît les visages, un peu comme dans Avatar), évidemment toujours avec des courses poursuites et des fusillades. Le tout avec beaucoup d’humour, tendance parfois un peu scato. 

Le film se termine avec un dialogue volontairement caricatural aux accents pseudo-mystiques… comme dans les mauvais films de science-fiction. Mais l’histoire n’est pas terminée à la fin du film, et le réalisateur a pensé Hope comme le premier d’une trilogie. Je suis curieux de voir la suite… même s’il aurait aussi pu choisir de s’arrêter là, et de faire de ce final un ultime pied de nez ironique. 

Si Hope désigne le village où se déroule l’action, on ne peut s’empêcher de penser au sens du mot anglais : espoir. On peut alors y voir un titre ironique et grinçant, car de l’espoir il n’y en a pas beaucoup, en tout cas pas du côté d’une humanité qui fonce tête baissée dans la panique et la violence. Avec cette lecture, le film n’est finalement pas si décérébré que cela.

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Hope, un film de Na Hong-jin
avec Jung-Min Hwang, In-sung Zo, Jung Ho-Yeon


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