Une tragédie familiale inexorable et sans lumière ou presque. On peut y voir une allégorie de l’emprise patriarcale sur les femmes en Iran aujourd'hui, mais quel sac de nœuds !
(critique complète ci-dessous ou ici)
Mahnaz est une infirmière quadragénaire. Elle élève seule ses deux enfants, son mari étant décédé. Alors qu’elle s’apprête à se remarier avec Hamid, son fils Aliyar est renvoyé de l’école. C’est le début d’un enchaînement d’événements qui conduiront à une tragédie, pour laquelle Mahnaz se lancera dans une quête de justice.
Woman and Child est un film terriblement glaçant. C’est une tragédie familiale inexorable et sans lumière ou presque. On peut certes y voir une sorte d’allégorie de l’emprise patriarcale sur les femmes en Iran aujourd'hui, mais quel sac de nœuds !
Il y a un effet d’accumulation des malheurs qui s’abattent sur Mahnaz, un enchaînement de malveillances et de manipulations, et des circonstances qui entretiennent la haine et le désir de vengeance… on peut quand même se demander si ça ne fait pas un peu trop, et si la surenchère ne finit pas par desservir le propos. Il y a bien quelques toutes petites lueurs d’espoir, mais bien fragiles.
La maîtrise de la réalisation et l’intensité de l’interprétation sont évidentes. Mais on sort du film vraiment éprouvé… sans doute un peu trop.

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