Une satire sociale burlesque et caustique, très noire, mais aussi assez jubilatoire, autour de la violence et de la cruauté du monde du travail, de la déshumanisation d’un capitalisme sauvage.
(critique complète ci-dessous ou ici)
You Man-su est cadre dans une usine de papier, et un homme heureux, qui aime sa femme, ses enfants, ses deux chiens, et sa maison. Lorsqu’il est licencié, sa vie bascule. Pour retrouver un travail, il ne voit aucun autre choix que d’éliminer, littéralement, ses concurrents pour le poste.
Aucun autre choix est une satire sociale burlesque et caustique, très noire, mais aussi assez jubilatoire, autour de la violence et de la cruauté du monde du travail, de la déshumanisation d’un capitalisme sauvage.
Mais c’est aussi un film, assez cynique, sur la famille et les compromis auxquels on est prêt pour la sauvegarder. Mais à quel prix, évidemment… La vision de la “famille idéale” au début du film, tous enlacés (y compris les chiens) dans les bras les uns des autres, va vite s’écorner.
Le récit, assez imprévisible, et le ton du film peuvent surprendre. Mais la mise en scène de Park Chan-Wook est d’une virtuosité et d’une inventivité des plus réjouissantes. A noter aussi le soin particulier apporté aux personnages secondaires, y compris les victimes du tueur.
Enfin, dans le rôle de ce père de famille chômeur qui se mue en tueur maladroit, Lee Byung-Hun est un anti-héros parfait.

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