mercredi 4 février 2026

A pied d'oeuvre : Le prix de l'écriture

Un film intimiste et sensible, sur la nécessité de l’art, et de l’écriture en particulier. De ce récit sobre et simple, il ressort quelque chose d’assez bouleversant, notamment dans son beau dénouement.

(critique complète ci-dessous ou ici)

Paul Marquet était photographe et gagnait bien sa vie. Mais il a tout arrêté pour se consacrer à l’écriture. Il obtient un succès d’estime mais son éditrice attend de lui son grand roman. Alors pour continuer à écrire, Paul va enchaîner les petits boulots précaires. 

Adaptation du roman autobiographique éponyme de Franck Courtès, A pied d'œuvre est un film intimiste et sensible, sur la nécessité de l’art, et de l’écriture en particulier... et le prix que ça peut représenter. Le film évoque de l’intérieur le processus de création de l’écrivain. En l’occurrence, l’exigence de l'auteur, qui accepte la précarité plutôt que la compromission. Une précarité qui est d’ailleurs entretenue par une société de plus en plus ubérisée. 

Le récit est filmé avec beaucoup de simplicité, de sobriété et de justesse, un peu de distance et d’humour aussi, mais aucun misérabilisme. La réalisation de Valérie Donzelli est impeccable, avec quelques belles idées de mise en scène (notamment l’usage de différents types de caméras). 

De ce récit sobre et simple, il ressort quelque chose d’assez bouleversant, notamment dans son beau dénouement. A la fin, on a vraiment envie de lire le livre ! 

Quant à Bastien Bouillon, il est évidemment formidable. Et joliment entouré par Virginie Ledoyen en éditrice, le toujours excellent André Marcon dans le rôle du père inquiet, et quelques invités surprises dans des petits rôles. 

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A pied d'oeuvre, un film de Valérie Donzelli
avec Bastien Bouillon, André Marcon, Virginie Ledoyen

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