mercredi 18 février 2026

Coutures : Un récit choral un peu bancal

Le récit choral est ici un peu bancal, en réservant une place très inégale à chacun des récits, et en ne développant que peu d'interactions entre eux.

(critique complète ci-dessous ou ici)

Maxine, une réalisatrice américaine, se rend à Paris à l’occasion de la Fashion Week ; elle doit réaliser un petit film pour le défilé d’un grand couturier. Elle apprend alors qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Elle croise la route d’Ada, une jeune mannequin en provenance du sud Soudan,  Angèle, une maquilleuse française qui aspire à une autre vie, et Christine, une jeune couturière dont la robe sera pour la première fois présentée dans le défilé. 

Le film se présente comme un film choral, avec quatre récits appelés à s’entrelacer. Le risque de ce type de film, c'est de ne pas pouvoir développer les personnages et les intrigues qui les concernent. De fait, le récit choral est ici un peu bancal, en réservant une place très inégale à chacun des récits (celui de la réalisatrice est le plus développé, celui de la jeune couturière à peine esquissé), et en ne développant que peu d'interactions entre eux. 

On comprend (presque trop) bien l’intention métaphorique du récit (coudre ou recoudre les fils de sa vie...) elle est en tout cas bien trop appuyée dans la scène du défilé, à la fin du film. 

Par ailleurs, malgré les sujets évoqués, notamment le cancer, j’ai perçu très peu d’impact émotionnel. Il y a bien quelques scènes où arrive à poindre la sensibilité et la délicatesse de la réalisatrice (que j’avais particulièrement apprécié dans Proxima et Revoir Paris) mais vraiment trop peu pour que je ne sois pas gagné par un peu d’ennui. 

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Coutures, un film d'Alice Winocour
avec Angelina Jolie, Ella Rumpf, Anyier Anei

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