lundi 9 décembre 2019

Seules les bêtes : un drame glaçant sur la misère affective

Une femme a disparu. Au lendemain d’une tempête de neige, on retrouve sa voiture sur le bord de la route. Mais sans indice, l’enquête piétine. Mais plusieurs personnes sont liées, d’une manière ou d’une autre, à cette disparition. Chacun a ses secrets mais personne ne se doute des connexions qui existent entre leurs histoires…

Le film commence comme un polar, avec une enquête liée à la disparition d’une femme. Mais rapidement le film va se révéler être un drame glaçant sur la misère affective aujourd’hui. Habilement réalisé à partir des points de vue successifs des différents protagonistes, le film reconstitue petit à petit le puzzle, expliquant les circonstances de la disparition mais surtout levant le voile sur des aspects cachés de la vie des différents personnages, et des liens insoupçonnés entre eux.

Tous les personnages de ce film choral sont en quête d’affection et d’amour, parfois de façon désespérée. Au fur et à mesure que le voile se lève sur leurs secrets, on le comprend. Parfois c’est assez terrible. A l’heure d’Internet et de la mondialisation, cela peut avoir de nouveaux effets pervers que le film évoque fort bien. Et il faut avouer que la fin du film laisse un goût amer...

Il faut souligner la qualité des comédiens du film, tous excellents, en particulier Denis Ménochet en ours un peu bourru, Laure Calamy en jeune femme dévouée et Damien Bonnard en pauvre gars asocial, tous trois, finalement, en quête désespérée d’affection. Et c’est assez bouleversant.

Glaçant et dramatique, Seules les bêtes est un film remarquable qui touche juste sur un des maux de notre temps.

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