lundi 20 juillet 2020

Lucky Strike : un jeu de massacre assez jubilatoire


Un employé d’un sauna tombe, dans un casier, sur un sac rempli de billets. Il le dépose dans la remise, se gardant bien de dire ce qu’il contient… mais personne ne vient le rechercher. Au même moment, un corps découpé en morceaux est retrouvé sur la plage. On découvrira plus tard comment les deux choses sont liées, comme bien d’autres d’ailleurs !

Polar sanglant, film noir à l'humour grinçant, satire sociale… c'est bien du cinéma coréen. Et du bon ! Grâce à un scénario malin et ludique, qui croise les différents fils narratifs de façon non chronologique pour finalement les nouer dans une résolution (presque) morale, le film apparaît comme une sorte de conte moderne et cruel sur l'attrait et les dangers de l'argent. Mais, comme le précise l’affiche, “bien mal acquis ne profite jamais”… Le film l’illustre de manière caustique, dans un véritable jeu de massacre assez jubilatoire. Certains évoquent une parenté avec Tarantino (pour le chapitrage du film et la violence ?), j’ai plus pensé aux frères Coen, pour l’humour noir et le cynisme. Mais à la sauce coréenne, évidemment.

Il faut préciser que la réalisation est assez sophistiquée, très maîtrisée, avec un sens de la mise en scène remarquable. Et c'est pourtant un  premier film pour son réalisateur Yong-hoon Kim ! A ne pas manquer, surtout si vous êtes fan de cinéma coréen... 

------
Lucky Strike, film coréen réalisé par Yong-hoon Kim

jeudi 9 juillet 2020

The Vast of Night : une petite merveille SF à ne pas manquer !


Dans les années 50, dans une petite ville du Nouveau-Mexique, alors que la plupart des habitants assistent à un match de basketball, Fay, une jeune opératrice de téléphone, et Everett, un animateur de la radio locale, découvrent une étrange fréquence avec un signal sonore mystérieux. Everett décide alors de diffuser le signal sonore sur les ondes en faisant un appel à témoins, au cas où un de ses auditeurs saurait quelque chose qui puisse les aider à résoudre cette énigme… 

Film indépendant, au budget très réduit, The Vast of Night est une petite merveille de science-fiction intelligente, remplie de clins d’oeil au genre. Dès l’ouverture, et tout au long du film, on perçoit la référence appuyé à la série culte des années 50 et 60, The Twillight Zone (La 4e dimension en français). Mais il y a aussi du Spielberg dans ce film (on pense immanquablement à Rencontres du Troisième Type)... Un récit d’extra-terrestre malin, qui fait la part belle aux dialogues, empreint de nostalgie, et qui garde en haleine jusqu’au bout, grâce à une montée en tension progressive, jusqu’à un final plein de poésie. 

Comme souvent, les films de science-fiction se prêtent à plusieurs niveaux de lecture. On peut y voir une évocation des peurs et des espoirs de l’Amérique d’hier et d’aujourd’hui. On est dans le film en pleine guerre froide, avec la peur de la menace soviétique, mais aussi les marques d’une Amérique ségrégationniste à l’égard des Noirs. On peut aussi y voir une interrogation de notre rapport à la vérité (ne nous cache-t-on rien ?), voire même, comme souvent dans les récits d’extra-terrestres, une sorte de métaphore de la foi, avec un récit qui avance sur la base de récits de témoins… mais faut-il leur faire confiance ? Et que penser de ce ces êtres dont ils parlent, qui viennent du ciel et dont les intentions sont mystérieuses, des êtres dont ils sont persuadés de l’existence, que certains prétendent avoir rencontré, parfois avec des phénomènes étranges et inexpliqués ? Faut-il y croire ? 

The Vast of Night est le premier long-métrage d‘Andrew Patterson, un réalisateur à suivre, assurément. Sa maîtrise est impressionnante et assez virtuose : mouvements de caméra, travellings sophistiqués, plans séquence… d’autant que le film se déroule en temps réel : le temps d’un match de basketball. A noter également le duo de jeunes acteurs principaux, inconnus, tout deux excellents : Jake Horowitz et, surtout, Sierra McCormick (elle aussi est à suivre !). 

Bref, voilà un petit film (par son budget) qui a tout d'un grand, et que tous les amateurs de SF se devraient de ne pas manquer.... et les autres aussi ! Le film n’est pas sorti en salle mais il est disponible depuis peu sur Amazon Prime. 

------
The Vast of Night, un film américain de Andrew Patterson
Disponible sur Amazon Prime Video 



lundi 29 juin 2020

L'ombre de Staline : un passionnant portrait d'un lanceur d'alerte sur le stalinisme


Gareth Jones est un jeune journaliste qui a réussi à décrocher une interview d’Hitler alors qu’il venait d’accéder au pouvoir. Devenu conseiller pour la politique étrangère auprès du Premier Ministre britannique, il met ce dernier en garde contre le danger que représente Hitler mais en vain. Il décide alors d’aller à Moscou pour tenter d’interviewer Staline et comprendre le “miracle soviétique”. Il ne rencontrera pas Staline, mais il se retrouvera en Ukraine et y découvrira l’horreur de la famine organisée par le pouvoir soviétique. 

L’ombre de Staline propose un portrait d’un journaliste méconnu, véritable lanceur d'alerte de son temps sur les horreurs du stalinisme. Son récit aurait inspiré George Orwell dans l’écriture de son roman La ferme des animaux (qui est une satire de la révolution russe et une critique du régime soviétique). Et comme souvent pour les lanceurs d’alerte, Gareth Jones a eu du mal à être entendu… 

La reconstitution de l’URSS des années 30, de Moscou sous surveillance à l’Ukraine affamée, est remarquable. L’évocation de l’Holodomor, la grande famine en Ukraine, orchestrée par le pouvoir soviétique et qui a fait plusieurs millions de morts, est saisissante. Les horreurs du stalinisme sont étouffés par une propagande que l’Occident accepte sans sourciller, parce que les enjeux politiques et économiques sont plus forts que la recherche de la vérité. Finalement, le film évoque l’aveuglement d’un monde sur le point de s’effondrer, peu de temps avant qu’éclate la Seconde Guerre Mondiale. Au-delà de l’intérêt historique de son sujet, le film a une portée actuelle, mettant en garde toute société dont le rapport à la vérité est faussé (à l’heure des fake news et autres théories du complot, il est bon de l’entendre…). 

La remarquable réalisation d’Agnieszka Holland fait de cette page d’histoire à la fois un thriller, un film d’espionnage et un drame glaçant. C'est passionnant. A noter également l’excellente bande originale composée par Antoni Lazarkiewicz, qui n’est pas sans rappeler parfois certains grands compositeurs russes comme Prokofiev.

------
L'ombre de Staline, un film britannico-polonais d’Agnieszka Holland

Benni : un drame percutant et fort


Benni est une enfant de 9 ans très perturbée qui va de foyer en foyer. Sa mère, complètement dépassée, est incapable de s’occuper d’elle. Victime de traumatismes dans sa petite enfance, Benni est très instable et agitée, elle a aussi des accès soudain d’extrême violence incontrôlable. Mais en réalité, elle n’aspire qu’à retrouver l’amour qu’on lui refuse. Une assistante sociale et un auxiliaire de vie scolaire vont tout faire pour l’aider. 

Benni est un drame percutant, un film dur mais vraiment touchant. Remarquablement mis en scène par Nora Fingscheidt, dont c’est la première réalisation (une réalisatrice à suivre assurément !), le film est un véritable cri déchirant sur le besoin d'amour. Les scènes où l’enfant explose littéralement de colère et de peur sont impressionnantes, la caméra devient subjective, évoquant le traumatisme qui refait surface et saisit Benni qui est alors submergée par une vague de violence verbale et physique. Certaines scènes sont même parfois assez difficile à voir. 

Le film réserve aussi des scènes bouleversantes d’émotion, notamment dans l’évolution de la relation avec Micha, l’auxiliaire de vie scolaire, ou lorsque l’assistante sociale qui se démène pour Benni, Mme Bafané, craque, ou à la fin du film, une scène d’une force émotionnelle rare de Benni avec un bébé (je vous laisse la découvrir). 

Réaliste et fort, le film décrit la détresse de Benni et le désarroi de ceux qui veulent l’aider, sans tomber dans la complaisance ou l’angélisme. Il évoque les conséquences dramatiques que provoquent chez un enfant le rejet, la violence, l’absence d’amour… il montre aussi la patience et l’abnégation de certains travailleurs sociaux qui cherchent sans relâche à trouver des solutions.

Dans le rôle de Benni, la jeune Helena Zengel est tout simplement extraordinaire de justesse, de force et de sensibilité. 

Un film très fort, dont on ne ressort pas tout à fait indemne. 

------
Benni, un film allemande réalisé par Nora Fingscheidt


lundi 22 juin 2020

Un fils : un remarquable drame, intense et intime


Farès et Meriem forment un couple heureux. Avec Aziz, leur fils de 9 ans, ils sont une famille tunisienne moderne, plutôt privilégiée. Lors d’un séjour dans le sud du pays, ils se retrouvent sous les tirs d’un groupe de terroristes et une balle blesse grièvement Aziz. Pour le sauver, il faut envisager une greffe. Suite aux examens pour mesurer la compatibilité des parents pour une greffe, les résultats révèlent que Farès n’est pas le père biologique d’Aziz… 

Un fils est un drame remarquable, à la fois intense et intime. Intense par son suspense autour de la véritable course contre la montre qui s’engage pour sauver l’enfant grièvement blessé, et par les dilemmes qui se posent quant aux méthodes à adopter. Intense aussi par l’évocation d’une crise intime majeure traversée par un couple pour qui tout bascule en un instant. Cette intensité est filmée avec urgence par la caméra de Mehdi Barsaoui (dont c’est le premier film en tant que réalisateur) et incarnée magistralement par l’interprétation remarquable de Sami Bouajila d’abord, mais aussi de Najla Ben Abdallah. 

Le film parle bien-sûr de la filiation et de paternité, mais aussi des secrets enfouis qui finissent toujours par émerger. Il pose la question de la possibilité, et de la difficulté, du pardon dans le couple. Il s’inscrit enfin dans le contexte politique de la Tunisie d’aujourd’hui, entre modernité et archaïsme, avec l’ombre inquiétante de l’intégrisme religieux. 

La très belle scène finale offre une fin ouverte… mais il est permis de discerner, dans les regards de Farès et de Meriem, une note d’espoir ! Un film remarquable. 

------
Un fils, un film réalisé  par Mehdi Barsaoui 

La bonne épouse : une comédie féministe et rétro


Depuis des décennies, l’école ménagère Van der Beck forme ses jeunes élèves pour qu’elles deviennent des épouses modèles et de parfaites ménagères. Mais, peu avant mai 68, alors qu’un vent de révolte commence à souffler, tout va se compliquer pour Paulette, la directrice, avec le décès de son mari Robert et la découverte de ses dettes qui laissent l'école ruinée...

La bonne épouse est une comédie féministe tout à fait réussie, qui adopte le ton d’une fable ironique et rétro. Les personnages sont assez caricaturaux (et c’est drôle !) mais l’évocation de la condition féminine dans les années 60 est, elle, finalement assez réaliste… où le seul destin possible d’une jeune femme semblait être de devenir une bonne épouse ! La fin du film, étonnante quant à la forme (mais je ne spoilerai rien !), ne laisse aucun doute sur l'intention féministe. Ces dernières scènes, que tout le monde visiblement n'apprécie pas, m’ont d'abord surpris, mais j'ai finalement été convaincu par cette conclusion à la fois ludique et militante !

Un atout incontestable du film est son brillant trio de comédiennes principales : Juliette Binoche, Yolande Moreau et Noémie Lvovsky. Elles sont toutes les trois assez géniales et très drôles ! Alors certes, le film est un peu moins convaincant dans les quelques moments d'émotion... mais La bonne épouse est avant tout une comédie et de ce point de vue, c'est réussi !

------
La bonne épouse, un film réalisé par Martin Provost

lundi 15 juin 2020

Da 5 Bloods : Spike Lee revisite la guerre du Vietnam


De nos jours, quatre vétérans retournent au Vietnam pour retrouver et rapatrier le corps de leur chef, tombé au combat, mais aussi retrouver un trésor qu’ils avaient enfoui dans la jungle. Mais leur voyage sera aussi l’occasion pour eux de faire face aux fantômes qui les hantent depuis 50 ans.  

Avec Da 5 Bloods, Spike Lee revisite l’histoire et la mémoire de la guerre du Vietnam, en proposant une perspective afro-américaine, pour dénoncer la politique des USA, qui n’hésite pas à envoyer ses soldats noirs se faire tuer sur le champ de bataille mais ne leur garantit pas les droits de citoyens à part entière. Comme à son habitude, le propos est militant, appuyé (parfois un peu trop explicitement…) par des images d’archives, non seulement de la guerre du Vietnam mais aussi de discours de Martin Luther King ou Malcolm X par exemple, sans oublier d’égratigner à plusieurs reprises Donald Trump ! Le propos du film trouve évidemment un écho particulier dans l’actualité, avec le mouvement Black Lives Matter (explicitement cité à la fin du film). 

Comme souvent, le réalisateur mélange les genres : Da 5 Bloods est un film de guerre (avec des références explicites à Apocalypse Now et même Rambo !), certes, mais aussi un film d’aventure, un drame et un buddy movie. On pourra, certes, trouver le mélange un peu brouillon parfois, avec aussi quelques longueurs. Mais on ne peut nier l’ambition d’un film engagé et spectaculaire.

Un des propos du film est aussi de dire qu’on ne revient jamais vraiment d’une guerre. A cause des cicatrices béantes qu’elle laisse, à cause des fantômes qui continuent de hanter ses protagonistes, à cause des animosités qui sont entretenues… une guerre ne se termine jamais vraiment. Un élément intéressant de la mise en scène, qui surprend au début mais qui s'avère pertinent, sont les flashbacks où les vétérans revivent certains épisode de la guerre, tournés avec les mêmes acteurs, sans essayer de les faire paraître plus jeunes : en réalité, ils sont toujours là-bas… 

Bref, un vrai film de Spike Lee, engagé, comme toujours. 

------
Da 5 Bloods, réalisé par Spike Lee
Disponible sur Netflix

dimanche 17 mai 2020

L'extraordinaire Mr Rogers : portrait attachant d'un personnage bienveillant


Lloyd est un journaliste acerbe, dont on craint les interviews, et qui travaille pour le magazine Esquire. Pour adoucir un peu son image, sa patronne lui demande de faire un court portrait de Fred Rogers, l’animateur télé que tout le monde aime en Amérique. Lloyd, qui va essayer dans un premier temps de déceler les failles cachées de Mr Rogers, va découvrir un homme étonnant, qui va profondément le changer. 

Le film est inspiré d’un article du journaliste Tom Junod à propos de Fred Rogers, un célèbre animateur de télévision américain, qui a animé un programme éducatif pour les enfants de 1968 à 2001, depuis son studio à Pittsburgh, avec des maquettes géantes, des marionnettes et des chansons, où il n’hésitait pas à aborder de grandes questions comme la mort, le séparation des parents ou la colère par exemple. 

En réalité - et malheureusement - le personnage principal du film est plutôt le journaliste, qui, par sa rencontre avec Fred Rogers, va trouver le chemin de la réconciliation avec son père envers lequel il avait une profonde colère. Cette histoire-là est un peu larmoyante et plutôt convenue... 

Par contre, on aurait voulu passer plus de temps avec cet extraordinaire Mr Rogers, incarné à la perfection par l’impeccable Tom Hanks. Personnage très touchant, il est l’incarnation même de l’empathie et de la bienveillance. Et ça fait tellement de bien ! Vraiment, on aurait voulu en apprendre beaucoup plus sur lui… d’autant que le personnage semble plus complexe, et riche, qu’il n’y paraît. 

Malgré ce petit goût d’inachevé, L’extraordinaire Mr Rogers est un assez joli film, qui permet de découvrir un personnage humble et attachant. 

----
L'extraordinaire Mr Rogers, réalisé par de Marielle Heller
Disponible sur Amazon Prime Video


mardi 5 mai 2020

Forte : une sympathique comédie sur l'acceptation de soi



Nour travaille dans une salle de sport, à l’accueil. Complexée par ses rondeurs, elle aime le foot et ses amis lui font comprendre qu'elle n'est pas vraiment très féminine. Mais elle est folle dingue d'un des coachs de la salle de sport… Alors, pour séduire, elle va se mettre à la Pole Dance ! 

Forte est une sympathique comédie, positive, certes pas forcément très originale mais avec quelques punchlines bien senties. Le film veut délivrer un message positif sur l’acceptation de soi, et tordre le cou aux stéréotypes féminins (et masculins). Le message n’est pas toujours apporté avec une grande finesse mais ça passe, malgré une mise en scène sans inventivité.

L’atout central du film est son actrice principale, Melha Bedia, qui a aussi écrit le scénario. Sa faconde et son énergie fonctionnent, c’est indéniable. 

Alors, à défaut de voir un chef d'oeuvre, on passe un agréable moment. Et c’est déjà pas si mal, en ces temps moroses !

----------
Forte, un film de Katia Lewkowicz, disponible sur Amazon Prime Video


lundi 4 mai 2020

Pinocchio : un enchantement féérique


Geppetto est un menuisier, pauvre, vivant dans un village en Italie, au XIXe siècle. Un jour, il fabrique un pantin de bois qu’il nomme Pinocchio… et le pantin prend vie miraculeusement. Gepetto est fou de joie et fier de son fils. Mais ce dernier veut devenir un vrai petit garçon et n’est pas prêt à obéir... ce qui le conduira dans de nombreuses (més)aventures. 

Cette nouvelle adaptation du conte de Carlo Collodi, signé Matteo Garrone, est une véritable féérie, un film magique et nostalgique, pour petits et grands. C’est d’abord un enchantement visuel : les décors, les costumes, les maquillages, tout est absolument superbe ! C’est un vrai travail d’orfèvre, d’une grande poésie. Quant à l’histoire, j’avoue que je ne la connaissais que par le prisme de l’adaptation de Disney… Il semble que Matteo Garrone soit très proche du texte original et il faut avouer que l’histoire est bien plus riche, et contrastée, que je le pensais. Le conte prend souvent des airs de Commedia dell’arte, dans des scènes burlesques réjouissantes, mais il trouve aussi des accents très tendres, et parfois même sombres et cruels. On perçoit bien les sous-textes politiques et sociaux, autour de la pauvreté, de l’exploitation des enfants, de la tolérance et de l’accueil de l’autre, de l’importance de l’éducation, du respect… Un vrai conte moral, en somme. 

Dans le rôle de Gepetto, Roberto Benigni est touchant. Les nombreux enfants sont très bons, à commencer par le jeune Federico Ielapi en Pinocchio. Et parmi les nombreux personnages rencontrés par le pantin de bois, le duo formé par le renard et le chat, et incarnés par Massimo Ceccherini et Rocco Papaleo, est très drôle. A noter aussi la magnifique bande originale, tout à fait adaptée au film, composée par Dario Marianelli. 

Privé de salle en France, à cause de l’épidémie de coronavirus, le film vient de sortir sur Amazon Prime. Il ne faut pas manquer ce vrai bijou, pour (re)découvrir cette histoire que tout le monde pense connaître, à travers un film pour toute la famille... qui est tout simplement du beau et grand cinéma !

----------
Pinocchio, un film de Matteo Garrone
Disponible sur Amazon Prime depuis le 4 mai 2020