Un nouvel exercice de style assez brillant, cette fois dans un récit d’arnaque intelligent et drôle, qui se double d’une réflexion touchante sur la création artistique.
(critique complète ci-dessous ou ici)
Julian Sklar est un peintre renommé, aujourd’hui très âgé, mais qui n’a plus rien peint depuis des décennies. Ses enfants engagent alors Lori, une restauratrice d’art, pour se faire passer pour son assistance et finir en secret une série de toiles inachevées, les “Christophers”. Ils comptent bien en tirer une fortune après la mort de leur père…
Steven Soderbergh est décidément très productif ces derniers temps. Après Presence (film de fantôme) et The Insider (film d’espionnage), tous deux sortis en 2025 (et très réussis), il propose avec The Christophers un nouvel exercice de style assez brillant, cette fois dans un récit d’arnaque intelligent et drôle, qui se double d’une réflexion touchante sur la création artistique.
The Christophers est un film à la fois malicieux et mélancolique. Malicieux dans le face-à-face haut en couleurs au cœur du film, entre un vieux peintre misanthrope (irrésistible Ian McKellen) et une jeune artiste maligne (excellente Michaela Coel). Malicieux aussi par son histoire d’arnaque à tiroirs, où les arnaqueurs ne sont pas à l’abri d’être arnaqués…
Le film est aussi touchant par l’évocation de la relation de complicité qui se construit entre les deux personnages principaux, teinté de mélancolie pour un artiste à la fin de sa vie, qui découvrira un désir de transmettre. A cet égard, le film se termine d’une très jolie façon.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire