Un film d’animation étrange, un peu punk, volontairement approximatif dans son visuel... Du pur Dupieux, un projet délibérément un peu bancal, mais aussi nostalgique et attachant.
(critique complète ci-dessous ou ici)
Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle incroyable : il est persuadé que le monde dans lequel on vit n'est pas réel, c'est une simulation géante… Il a mené une enquête minutieuse et il a les preuves de ce qu’il affirme.
Le vertige est un film d’animation étrange, un peu punk (le mot est utilisé par Quentin Dupieux lui-même), volontairement approximatif dans son visuel : on a un peu l’impression d'être dans un vieux jeu vidéo, avec une esthétique PlayStation old school.
L’histoire, elle, est tout à fait dans l’esprit du réalisateur. Ce n'est certes pas son meilleur film mais c’est à coup sûr une fantaisie expérimentale qui sort bien de l’esprit un peu barré de Dupieux. On y retrouve son univers surréaliste, onirique, son humour absurde, et aussi sa dimension existentielle. Le Vertige aurait d’ailleurs pu être le titre de beaucoup de ses films…
C’est aussi un projet artisanal, avec une équipe de jeunes créateurs, pour une animation pas comme les autres. Le réalisateur a expliqué que les acteurs (Jonathan Cohen, Alain Chabat, Anaïs Demoustier… excusez du peu !) ont d’abord enregistré le texte, et ensuite c’est une seule personne qui a fait l’ensemble des motion capture pour l’animation.
Inégal, mais avec quelques gags très réussis (la naissance du bébé dans la cuisine !), Le Vertige est quand même du pur Dupieux, un projet délibérément un peu bancal, mais aussi nostalgique et attachant.

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