mercredi 24 juin 2026

L'étrangère : Se reconstruire en exil

Le récit oscille entre réalisme social et drame sentimental, pour un beau portrait de femme en quête de reconstruction personnelle et affective.

(Critique complète ci-dessous ou ici)

Selma a fui la Syrie en laissant derrière elle son fils de 6 ans et son mari, emprisonné par le régime. Au terme d’un dangereux périple, elle arrive à Bordeaux et enchaîne les heures de travail au noir.  Alors qu’elle entame les démarches pour obtenir le droit d’asile, elle fait la connaissance d’un avocat, Jérôme, qui va l’aider… 

Sur fond d’une histoire d’immigration, l’étrangère est un récit intime tout en finesse et en clair-obscur. Le film a une dimension, au moins en partie, autobiographique, la réalisatrice ayant elle-même émigré de Syrie en France. 

Le récit oscille entre réalisme social et drame sentimental, pour un beau portrait de femme en quête de reconstruction personnelle et affective. Le film propose une réflexion sur l’exil, le passé et ses traumatismes, la possibilité de commencer une nouvelle vie. Intelligemment, il pose de bonnes questions, sans donner de réponses trop faciles. La belle scène finale, en forme de point d’interrogation ou de points de suspension… 

Dans le rôle principal, Zar Amir est remarquable.

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L'étrangère, un film de Gaya Jiji
avec Zar Amir, Alexis Manenti, Amr Waked

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