Un film plein d’humanité et de spiritualité. Sans doute que le film ne s’appréhende pas très facilement, mais il laisse indéniablement une empreinte durable.
(critique complète ci-dessous ou ici)
Corry est française mais elle vit au Japon. Elle s’occupe d’enfants en attente de greffe cardiaque à l’hôpital de Kobé. Alors que la culture japonaise a du mal à accepter le don d'organes, Corry se bat pour faire évoluer les mentalités.
L’illusion de Yakushima est un film plein d’humanité et de spiritualité. C’est aussi un film bouleversant, un mélodrame à plusieurs égards, notamment dans les récits d’enfants en attente de greffe cardiaque.
Le récit, non linéaire, peut déconcerter au premier abord… mais il trouve une explication à un moment du film, dans un dialogue. Il faut se laisser porter par son élan poétique et contemplatif, sa dimension parfois sensorielle. Et en même temps, le film a aussi une dimension parfois presque documentaire, très proche de la réalité.
C’est aussi un film passionnant quant à sa portée philosophique et spirituelle, qui offre une réflexion sur la vie et la mort, sur la disparition et la façon dont ceux qui partent peuvent encore vivre, d’une certaine manière, notamment dans les souvenirs de ceux qui les aiment.
Cette réflexion sur la vie et la mort s’articule aussi autour de la question de la transplantation d’organes. Ici le film s’engage en faveur du don d’organes, dont on découvre qu’il se heurte à de gros problèmes culturels au Japon.
Sans doute que le film ne s’appréhende pas très facilement, mais il laisse indéniablement une empreinte durable.

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