Le film évoque un sujet important, malheureusement toujours d’une brûlante actualité... Le problème, c’est que dans sa forme, le film n’est pas à la hauteur de son sujet.
(critique complète ci-dessous ou ici)
Au début des années 80, Azar Nafisi, professeure à l’université de Téhéran, réunit secrètement chez elle quelques étudiantes pour lire des classiques de la littérature occidentale, interdits par le régime.
Adaptation à l’écran du roman autobiographique éponyme d’Azar Nafisi, le film évoque un sujet important, malheureusement toujours d’une brûlante actualité, non seulement avec la situation en Iran aujourd'hui encore, mais aussi à l’heure où de nouvelles velléités de censure s’expriment, y compris dans de grandes démocraties occidentales.
Le message du film, autour de ces jeunes femmes confrontées au régime des mollahs, avec le portrait d’une intellectuelle en résistance contre l’obscurantisme, incarnée avec force par une Golshifteh Farahani très impliquée, est évidemment essentiel. C’est une ode nécessaire à la liberté et à la puissance des mots, la force de la littérature.
Le problème, c’est que dans sa forme, le film n’est pas à la hauteur de son sujet. J’ai trouvé qu’il ne parvenait pas à rendre compte de l’enjeu, que la mise en scène manquait de relief, le récit manquait de souffle… Dommage.
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