Un film au ton singulier, entre légèreté et gravité, une chronique familiale pleine de tendresse et de fantaisie, où la part de fiction a pleinement sa place dans l’évocation de l’histoire familiale, et au-delà.
(critique complète ci-dessous ou ici)
Christophe, 9 ans, est chez ses grand-parents, avec ses oncles et son arrière-grand-mère, dans l’appartement familial rue de Grenelle à Paris, lorsque les événements de mai 68 éclatent. Alors qu’il est persuadé qu’un chat se cache sous un escalier, c’est une autre cache que dissimule celui-ci.
Le film est une libre adaptation, personnelle et originale, du livre autobiographique de Christophe Boltanski, un film au ton singulier, entre légèreté et gravité, une chronique familiale pleine de tendresse et de fantaisie, où la part de fiction a pleinement sa place dans l’évocation d'une histoire familiale, et au-delà.
La cache, c’est évidemment celle qui a servi à cacher le grand-père de Christophe pendant la Deuxième Guerre mondiale, et qui abritera un illustre personnage pendant les événements de mai 68 (vous le découvrirez dans le film). Mais c’est sans doute aussi l’appartement lui-même pour tous les membres de cette famille, un peu bancale et gentiment anarchiste, terriblement attachante, et qui y trouve un refuge. Face à la violence du dehors, certains fantômes font remonter des traumatismes vieux de 25 ans pour une famille d’origine juive.
La réalisation de Lionel Baier est malicieuse et joliment inventive. L’humour, parfois jusqu’au burlesque, est très présent. Mais aussi beaucoup de sensibilité, de pudeur et de nostalgie. Et puis il y a l'émotion de voir Michel Blanc à l’écran, pour son dernier rôle, qu’il incarne à merveille.
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