Un film étrange, perturbant. On assiste médusé à un spectacle affligeant, à l’écran comme dans les coulisses, dans une ambiance poisseuse et cynique. Glaçant.
(critique complète ci-dessous ou ici)
En 2006, Chris Hansen est le présentateur de l'émission To Catch a Predator, qui traque les pédocriminels en ligne et les piège devant la caméra. Il apprend que son émission va passer en primetime…
Primetime est un film étrange, perturbant : on ne sait pas toujours comment se situer face à l’histoire qui nous est racontée. Il faut dire que le film nous emmène dans les coulisses d’une émission de télé-réalité qui traque les pédocriminels. On découvre des motivations plus ou moins ambiguës, entre soif de justice et fascination morbide… mais un des moteurs essentiels est le succès et l’audience, surtout lorsque le programme passe en primetime.
Derrière la mise en scène du justicier cathodique, le show déborde de voyeurisme, de sensationnalisme et de moralisme. Car il faut nourrir l’attente des téléspectateurs, trouver des cas de plus en plus sordides, et quand un gros poisson mord à l’hameçon, la machine s’emballe et la police sort les gros calibres. Surtout quand on est au Texas !
Dans une image immersive dont l’esthétique évoque la télévision d’il y a vingt ans, on assiste médusé à un spectacle affligeant, à l’écran comme dans les coulisses, dans une ambiance poisseuse et cynique. Glaçant.

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