Un film étonnant, d’une belle force narrative et esthétique. Il commence comme une chronique naturaliste et se termine en fable sociale aux accents oniriques voire fantastiques.
(Critique complète ci-dessous ou ici)
Dans un village népalais, au bord d’une forêt peuplée d’éléphants sauvages, vit une communauté kinnar, constituée de femmes transgenres. Elles sont vénérées pour les pouvoirs de bénédiction qu’on leur prête. Priati, l’une des mères de la communauté, rêve de s’échapper avec l’homme qu’elle aime. Mais lorsqu’une de ses filles disparaît, elle doit se mettre à sa recherche.
Les éléphants dans la brume est un film étonnant, d’une belle force narrative et esthétique. Si le film commence comme une chronique naturaliste, à la découverte de la surprenante communauté kinnar, il évolue soudainement vers le thriller et se termine en fable sociale aux accents oniriques voire fantastiques, surtout dans sa scène finale impressionnante.
La qualité artistique du film frappe immédiatement, avec notamment un travail remarquable sur la photographie.
Loin de la carte postale, on découvre un Népal inédit et complexe, notamment avec cette communauté kinnar dont je n’avais jamais entendu parler, avec ses règles strictes et ses façons originales de faire famille. De ce récit particulier finit par surgir des problématiques universelles autour de la tolérance et des discriminations, de l’identité, la différence, le lien et l’appartenance.

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