Un thriller efficace, brillamment réalisé, qui va crescendo et nous garde en apnée jusqu’à son dénouement. Mais c’est surtout un drame social et familial intime, dans un milieu qu'on connaît peu : les scaphandriers.
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Plus de dix ans après La isla minima, Alberto Rodriguez revient avec Los Tigres, un thriller efficace, brillamment réalisé, qui va crescendo et nous garde en apnée jusqu’à son dénouement. Mais c’est également, et sans doute surtout, un drame social et familial intime.
Le cadre du récit fait la singularité du film : le milieu des scaphandriers, qu’on connaît peu. Des plongeurs professionnels qui risquent leur vie pour un salaire de misère. C’est là que le thriller se fait aussi drame social, obligeant les employés à rechercher des revenus complémentaires, quitte à dépasser les lignes jaunes, surtout quand on risque de ne plus avoir le droit de voir ses enfants.
L'autre singularité du film est son récit construit autour de ses deux personnages principaux, un frère et une sœur, dont le père était lui-même plongeur. Leur relation est au cœur du film, marquée par leur histoire commune, l’héritage reçu du père, et le lien qui les unit, les rendant solidaires coûte que coûte. Qui plus est, ils sont incarnés par un duo en tout point excellent : Antonio de la Torre, grand acteur espagnol, et Barbara Lennie, moins connue mais qu’on avait déjà vue dans Everybody Knows ou El Reino.

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