Les zombies sont toujours là, mais ils ne sont plus forcément les ennemis les plus dangereux. Cette suite est toujours aussi sombre, violente et gore. Grand-guignolesque... et truffé de références bibliques.
(critique complète ci-dessous ou ici)
Dans cette suite de 28 ans plus tard, le jeune Spike, rescapé de l’épisode précédent, rencontre Jimmy Crystal et sa bande. De son côté, le docteur Kelson noue une relation étonnante avec un infecté Alpha, qu’il surnomme Samson…
28 ans plus tard est conçu comme une trilogie, qui prolonge l’univers post-apocalyptique initié avec 28 jours plus tard, en 2002. Ce deuxième volet sort quelques mois après le premier, et l’action se situe dans son prolongement immédiat. Les zombies sont toujours là, mais ils ne sont plus forcément les ennemis les plus dangereux.
C’est toujours aussi sombre, violent et gore. Il faut avouer que quelques scènes sont assez difficilement soutenables, surtout dans la première partie du film (et ce n’était peut-être pas nécessaire). Quant au gang des Jimmies, au cœur du film, il a une allure rappelant les héros d’Orange mécanique, en plus ridicules, mais avec la même fascination pour l’ultra-violence.
C’est, faut-il le préciser, un film pour public averti… Mais si vous arrivez à prendre de la distance avec les images, le film est une vraie réussite. Et sans doute plus profond qu’il y paraît. Le récit est truffé de références bibliques (Samson, le fils prodigue, Jésus…) mais évidemment détournées voire inversées. Le propos est assez nihiliste (Alex Garland a écrit le scénario) mais, paradoxalement, pas sans espoir. L’épilogue, avec sa “surprise” qui plaira aux fans de la franchise, contraste de manière étonnante avec le film et promet un troisième volet assez différent de celui-ci. Un peu comme l’épilogue du précédent annonçait le ton grand-guignolesque de ce deuxième film.
Danny Boyle, toujours producteur du film, a laissé la caméra à Nia DaCosta dont la réalisation est efficace, souvent immersive, avec plusieurs scènes filmées de façon subjective, du point de vue par exemple de Samson le colosse infecté, ou de Jimmy dans son délire sataniste.
Il faut enfin mentionner la performance absolument démente de Ralph Fiennes !

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