Inspiré d’une étonnante histoire vraie, de celui qu'on a appelé le Cézanne de la fausse monnaie, le film est un peu trop sage pour emporter pleinement l'adhésion.
(critique complète ci-dessous ou ici)
Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, se réfugie en France pendant la deuxième guerre mondiale. Il y utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l’occupation allemande. Après la guerre, il est contraint de se limiter à des petits boulots mal rémunérés et ne peut même pas déposer les brevets de ses nombreuses inventions. Jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets.
Inspiré d’une étonnante histoire vraie, l’affaire Bojarski propose le portrait de celui qu'on a appelé le Cézanne de la fausse monnaie, tant il était doué. Aujourd’hui, ses faux billets sont considérés comme de véritables œuvres d'art et s'arrachent pour plusieurs milliers d'euros dans des ventes aux enchères !
Le début du film est vraiment intéressant, notamment dans sa reconstitution historique, les circonstances dans lesquelles Bojarski va se mettre à fabriquer des faux billet et l’évocation de son travail de faussaire, décrit avec précision, avec ses recherches pour réaliser des copies parfaites de billets prétendus infalsifiables. Des images authentiques, sur le générique de fin, en témoignent.
Ensuite, il y a quand même un ventre mou au milieu du récit, lorsque s’installe une certaine routine. Dans sa partie médiane, j’ai trouvé que le film était trop lisse… malgré l’évocation des déboires privés ou de l'antagonisme avec l’inspecteur chargé de l’enquête. L’intérêt revient un peu à la fin, mais de façon u peu trop courte, avec les circonstances qui conduiront à l’arrestation de Bojarski.
Globalement, j'ai trouvé la réalisation classique de Jean-Paul Salomé un peu trop sage pour emporter pleinement l’adhésion, même si l’interprétation est convaincante.

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