mercredi 22 avril 2026

Les fleurs du manguier : L’exil, à hauteur d’enfant

 

Un film bouleversant, dont on ne ressort pas indemne. C’est une fiction, réaliste, filmée à hauteur d’enfant pour évoquer la réalité dramatique des migrations et de l'exil aujourd'hui.

(critique complète ci-dessous ou ici)

Shafi, 4 ans, et sa soeur Somira, 9 ans, quittent un camp de Rohingyas au Bangladesh en compagnie de leur tante et se joignent à un groupe en route vers la Malaisie. Ils veulent y rejoindre leur oncle pour une nouvelle vie… 

Les fleurs du manguier est un film bouleversant, dont on ne ressort pas indemne. C’est une fiction, réaliste, filmée à hauteur d’enfant pour évoquer la réalité dramatique des migrations et de l'exil aujourd'hui. Si le film met un coup de projecteur pertinent sur le peuple apatride des Rohingyas, il est aussi un film plus global sur la réalité intolérable des migrants, leur détresse et leur extrême précarité, en particulier les enfants, aux mains des passeurs inhumains, dans des conditions dramatiques… mais avec aussi, parfois, trop rarement, des gestes de solidarité. 

Sans dissimuler le tragique, la violence et le danger mortel omniprésent, le film parvient à injecter par sa réalisation de la poésie et de la tendresse dans l’horreur du quotidien. Et cela notamment grâce aux deux enfants au cœur du récit, incarnés par un frère et une sœur dans la vraie vie, incroyables de justesse, et dont le regard continue de vous hanter longtemps après le film. 

Et que font les enfants ? Ils jouent. Comme tous les enfants. Ils jouent au milieu de leur misère et de leur drame, à 1, 2, 3 soleil ou à cache cache. C’est la scène d’ouverture du film, puis une autre scène au milieu du périple, et enfin la scène finale, déchirante. 

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Les fleurs du manguier, un film de Akio Fujimoto
avec Muhammad Shofik Rias Uddin, Shomira Rias Uddin

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