mercredi 1 avril 2026

Silent Friend : Un film singulier, contemplatif et utopiste.

 
Un film contemplatif et onirique, avec un récit singulier qui peut décontenancer. Mais il s’agit de se laisser porter, de lâcher prise… même si c’est un petit peu long.

(critique complète ci-dessous ou ici)

Dans le jardin botanique d’un campus universitaire, un grand arbre veille et observe. En 1908, il suit Grete, la première jeune femme à intégrer les étudiants. Dans les années 1970, il voit Hannes, un jeune  De nos jours, il observe Tony, un scientifique de Hong-Kong qui cherche à communiquer avec lui.

Silent Friend est un film contemplatif et onirique, avec un récit singulier qui peut décontenancer. Mais il s’agit de se laisser porter, de lâcher prise… même si c’est un petit peu long. 

Le personnage central du film, qui traverse les trois récits, c’est un arbre, un magnifique ginkgo presque bicentenaire (sublime à l’automne dans le plan final), qui est le témoin silencieux de trois générations. Comme le triple récit est raconté du point de vue de l’arbre, il prend son temps. Le temps ne s’écoule pas comme nous pour un ginkgo… 

Silent Friend parle de notre rapport au vivant, et imagine une communication possible entre humains et végétaux. Un film qui invite à la curiosité, avec une vision confiante, presque utopiste de la science. C’est aussi plus largement un film sur la communication, toujours compliquée, quelle que soit l’époque et quels que soient les progrès technologiques, et sur la solitude (la seule femme dans un milieu d’hommes, un jeune homme en décalage avec son époque, un scientifique isolé en plein confinement du COVID-19).

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Silent Firend, un film de Ildiko Enyedi
avec Tony Leung Chiu-Wai, Léa Seydoux, Luna Wedler

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