L’histoire est évidemment bouleversante mais le film parvient à ne pas tomber dans un excès de pathos en demeurant sobre et digne, ce qui n’enlève rien à sa force.
(Critique complète ci-dessous ou ici)
Barbara et Heli sont tous les deux clowns professionnels. Ils vivent heureux avec leurs deux jeunes enfants. Mais un jour, Barbara apprend qu’un terrible accident est survenu : son mari et ses deux enfants n’y survivront pas…
Librement inspiré d’une histoire vraie, Seule la vie est un drame poignant autour du deuil après une tragédie.
Le titre original, Vier minus drei (Quatre moins trois) rend bien compte de l’objet du film. Il explore le cheminement de deuil en se demandant comment vivre quand on a perdu brutalement trois êtres chers, qui sont comme une partie de soi-même. Il s’agit d’apprendre à vivre l’absence, sans chercher à remplacer ce qui ne peut pas l’être. Mais cela demande du temps…
Et cela donne un mélodrame très émouvant, sans être artificiellement tire-larme. L’histoire est évidemment bouleversante mais le film parvient à ne pas tomber dans un excès de pathos en demeurant sobre et digne, ce qui n’enlève rien à sa force.
L’originalité du récit est dans le fait que le personnage principal est clown. Comment un clown fait-il son deuil ? L’humour est-il un secours ? Le personnage fictif du clown peut-il aider ?
Le film contient quelques scènes assez mémorables. Je pense notamment à celle des funérailles, surprenante et magnifique, ou la belle scène finale avec sa portée métaphorique.
Il faut enfin dire que Valerie Pachner (qu'on avait découverte dans Une vie cachée de Terrence Malick) est absolument extraordinaire dans le rôle de Barbara.

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