lundi 21 août 2017

Une femme douce : un film étrange, acerbe et dérangeant

Une femme reçoit en retour de la poste un colis qu'elle a envoyé à son mari en prison, sans aucune explication. Elle décide d'aller apporter elle-même le colis mais celui-ci est toujours refusé. Sans explication. Désemparée, elle va croiser des gens qui disent vouloir l'aider...

Une femme douce est un film assez étrange. Dérangeant. C'est une critique acerbe d'une Russie post-soviétique qui a gardé un fonctionnement bureaucratique et froid, source d'aliénation, d'humiliation et de violence.

Pendant au moins les deux-tiers du film, on suit cette femme, perdue, au visage perpétuellement triste, faire face au mur impénétrable de l'administration ou ballotée par des personnes plus ou moins recommandables. Et puis, tout à coup, le film bascule dans un surréalisme onirique et cynique, avant de virer au cauchemar insoutenable... et de se terminer de façon ouverte mais assez glaçante.

A vrai dire, je ne sais pas vraiment si j'ai aimé le film... Interpellé, dérangé, sûrement. Ce qui est évident par contre, c'est que le film est très bien réalisé, avec de nombreux longs plans fixes (notamment des panoramiques parfaitement cadrés), et une lumière assez remarquable.