Le titre original du film (Primavera) convient parfaitement au récit d’émancipation qui est au cœur du film : le portrait d’une jeune orpheline qui va trouver dans la musique, grâce à ses dons exceptionnels, une voie possible de salut.
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Le titre original du film (Primavera) est de loin préférable au titre français. Il fait référence aux célèbres Quatre Saisons du compositeur italien et convient parfaitement au récit d’émancipation qui est au cœur du film. Car il s’agit avant tout du portrait d’une jeune orpheline, dans le cadre de l’Ospedale della Pietà à Venise, qui va trouver dans la musique, grâce à ses dons exceptionnels, une voie possible de salut.
Le film prend quelques libertés avec l’histoire, il s’agit bien d’une fiction. Mais la reconstitution est minutieuse : elle dépeint le quotidien au sein de l’Ospedale della Pietà, la discipline stricte, la formation musicale, les répétitions et les concerts des oeuvres composées par le maestro, la façon dont les jeunes filles étaient préparées à être mariées (et certifiées vierges !) à de riches hommes, en général veufs. Et dès lors, elles n’avaient plus le droit de jouer de la musique…
Il faut souligner le remarquable travail sur la photographie et la réalisation élégante de Damiano Michieletto (dont c’est le premier film mais qui est un metteur en scène d’opéra reconnu). Et puis il y a la musique évidemment très présente, souvent de Vivaldi, mais aussi des variations plus modernes faisant écho à la musique du maître vénitien, composées par Fabio Massimo Capogrosso.

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